Vendredi 3 octobre 2008


Salvador Dali s'intéresse également à d'autres arts tels que la photographie, le cinéma et la publicité.

Il participe avec Luis Bunuel à l'écriture de deux films, un court-métrage en 1929, "un chien andalou" et "L'âge d'or" en 1930, interdit jusqu'en 1981 en raison de son insolence. Il écrit également en 1941 pour Fritz Lang. Pour Walt Disney, il réalise un dessin animé "Destino", oeuvre de pure fantaisie. Il produit plusieurs films et son travail artistique dans le monde du cinéma n'est pas négligeable.


                             
                            Composition surréaliste avec personnages invisibles, 1936, huile sur carton

Paysage de Cadaques en arrière-plan, sur une plateforme, un lit et un fauteuil où sont matérialisées des silhouettes, un rubis étincelle en haut d'un support, en référence à l'égo de Dali. L'artiste avait commencé cette oeuvre 10 ans plus tôt.


Lors d'une conférence de presse donnée à Paris en 1970, Dali annonce qu'il va créer le plus grand musée surréaliste au monde, dans une construction du XIXème siècle, ancien théâtre municipal de Figueres, en Catalogne.

Le 28 septembre 1974 est inauguré le musée-théâtre de Figueres conçu par Dali lui-même. Ce lieu kitchissime est à présent le deuxième musée le plus visité d'Espagne après celui du Prado.  

                              
                Dans cette salle est représentée une infime partie du théâtre-musée de Figueres 

L'immense toile a été réalisée pour le ballet "Labyrinthe" interprété le 8 octobre 1941 au Metropolitan de New York, costumes et décors de Salvador Dali
               

En 1972, il achète pour son épouse Gala le château médiéval de Pubol à une quarantaine de kms de Figueres. Il deviendra marquis de Pubol en 1982, année du décès de celle qui a partagé sa vie durant 50 années. C'est aussi à Pubol que Dali réalisera sa dernière oeuvre en mai 1983, "la queue d'Aronde". Depuis 1996, le château porte le nom de Maison-musée Château Gala Dalí.

En 1979, il devient membre de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France.

    
                                            Le char de Bacchus - 1953, huile sur carton

La Fondation Gala-Salvador Dalí est créée par l'artiste le 23 décembre 1983. C'est une entité culturelle privée destinée à promouvoir, favoriser, vulgariser, diffuser, protéger et défendre, sur le territoire de l’État espagnol et tout autre état, l’œuvre artistique, culturale et intellectuelle du peintre Dali.

                    
                      Apparition du visage d'Aphrodite de Cnide - 1981 - huile sur toile

                     Tableau inspiré de la Grèce antique, du déclin de l'être et de la mort


Après quelques recherches, il s'avère que la totalité des oeuvres présentées à Istanbul proviennent de la Fondation. Il s'agit de la première exposition de cette envergure que la fondation tient à l'extérieur de ses locaux.

                       
                                           Illustration, encre sur papier 
 
Dali déménage en 1984 à Torre-Galatea, maison attenante au musée de  Fıgueres. Cette étrange demeure  en forme de tour et surmontée d'oeufs géants est reproduite dans la cour du musée Sabancı. 

 
                                          Echo géologique, la Pieta, 1982, huile sur canevas

 Cette toile, référence à la célèbre Pieta de Michel-Ange, est l'oeuvre contemporaine majeure qui représente cette scène.

Dali meurt  à Torre-Galatea le 23 novembre 1989 d'une défaillance cardiaque. Conformément à sa volonté, il se fait embaumer puis exposer dans son "Teatre-Museu", où il repose. Par testament, il lègue l'ensemble de ses biens et de son œuvre à l'État espagnol.

                   
                                   Photographie du célèbre peintre turc Ara Güler


Une dizaine de photographies d'Ara Güler prises de Salvador Dali dans sa demeure excentrique est exposée au musée Sabancı. Ara Güler a réalisé de nombreux portraits de Picasso, d'Aragon et de Marc Chagall entre autres.


Dali a peint 1648 tableaux, essentiellement des huiles sur toile et a réalisé en tout plus de 4000 oeuvres avec des supports, des techniques et des matériaux divers. Il reste le roi du surréalisme.



Musée Sakip Sabancı
Sahil Yolu - Sakıp Sabancı Caddesi - EMIRGAN

Fermé le lundi
Ouvert les mardis, jeudis, vendredis et dimanches de 10 h à 18 h, les mercredis de 10 h à 22 h  et  les samedis de 10 h à 19 h

"Un surréaliste à Istanbul, Dali" - Jusqu'au 20 janvier 2009

par Nat publié dans : Actualité culturelle communauté : Istanbul
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Jeudi 2 octobre 2008



Vous vous souvenez peut-être du fabuleux musée privé Sakip Sabanci situé à Emirgan, sur la rive européenne du Bosphore qui a accueilli au printemps l'exposition des arts islamiques du Louvre http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-20062113.html.

Depuis le 20 septembre et jusqu'au 20 janvier 2009, après Picasso, Rodin, Genghis Khan et les arts islamiques du Louvre, c'est au tour de Salvador Dali, le roi du surréalisme, d'être à l'honneur.

  

Les jours de fête actuels n'ont pas empêché la foule d'être au rendez-vous hier pour admirer les 33 tableaux, 113 dessins, 111 gravures et 12 litographies provenant essentiellement du musée-théâtre Dali de Figueres en Espagne. Au total 385 pièces sont présentées à Istanbul, si l'on ajoute les écrits, les photographies et autres documents divers concernant l'homme hors du commun qu'était Salvador Dali.

 

Comme dans toutes les expositions précédentes, une première partie permet à la fois de connaître la vie de l'artiste ainsi que les évènements historiques ayant eu lieu à la même période.

  

Salvador Dali naît le 11 mai 1904 dans une famille bourgeoise à Figueres en Catalogne sous le nom de Salvador Felip Jacint Dali Domènech.  A 16 ans, il décide de devenir peintre et son père, notaire, accepte à une condition : qu'il aille étudier aux Beaux Arts de Madrid.

En 1926, il vient à Paris pour la première fois où il rencontre Picasso ; c'est avec ce dernier qu'il visite le musée du Louvre.

    
                 Figures couchées sur le sable 1926 - huile sur bois - Fondation Gala-Salvador Dali

                   
                Portrait d'Emilio Terry - 1934 - Huile sur bois - Fondation Gala-Salvador Dali

Emilio Terry est un architecte, dessinateur, décorateur et paysagiste cubain. En 1933, Terry réalise la maquette d'une maison dite "en colimaçon" que Dali illustre sur ce tableau à côté d'un piano surréaliste.

En 1929, il fait la connaissance de Gala, de dix ans son aînée, née en Russie sous le nom d'Elena Ivanotva Diakonova, c'est le coup de foudre. A cette époque, elle est l'épouse du poète français Paul Eluard et la maîtresse de Max Ernst.

  
                                                  Dali et Gala - effets de miroir

Gala devient civilement la femme de Dali en 1932, sa muse et son unique modèle féminin. C'est un couple en osmose totale, le peintre représentant Gala comme un mythe vivant et cette dernière faisant fructifier les affaires de son mari après l'avoir délivré du naufrage psychologique dans lequel il s'enfonçait.

               
                                 Gala qui avance - encre sur papier 1939-41

En 1931, il réalise ses premiers objets surréalistes, en 1941 ses premiers design de bijoux.  Tout au long de sa vie, il travaillera également de façon très proche avec l'univers de la mode en créant des robes aux formes anatomiques destinées à exciter l’imagination érotique, des lunettes kaléidoscopiques, des chaussures musicales et j'en passe. Son excentricité et son imagination n'ont aucune limite.

             
                                    Leda Atomica - 1949 - huile sur toile

En 1947, Dali réalise d'abord une esquisse de cette toile au crayon (dont Gala est le modèle) qui s'appelle Physique nucléaire - improvisation, inspirée par les bombardements atomiques d'Hiroshima en 1945. 

Gala change d'attitude, n'est plus l'égérie, ni la partenaire des délires de Dali et est lasse de vivre par procuration. 

  
                            Un mariage religieux aura lieu en 1958, soit 26 ans après le mariage civil

Elle devient parfois une geôlière, enfermant notamment Dali dans son atelier afin qu'il honore ses commandes. Cette femme, qui souffre de la phobie du manque d'argent et qui ne supporte pas de vieillir, fricote avec des jeunes garçons.  Dali lui pardonne tous ses excès...

                   
         Gala qui contemple le corps hypercubique - 1954 - huile sur toile - Fondation Gala-Salvador Dali
                             La lumière qui se dégage de ce portrait est magique. 

Le couple s'exile à New-York de 1939 à 1948 en raison de la guerre qui sévit en Europe. Durant cette période, en 1944, Dali publie son premier et unique roman "Visages cachés". Il rédige également de nombreux textes sur ses idées délirantes et sa conception de la peinture.

Etant donné la singularité et la multiplicité des aspects artistiques du personnage, je vous propose de continuer demain à le découvrir à travers sa vie et quelques unes des oeuvres présentées actuellement à Istanbul.

                
                                     La Une du Time du 14 décembre 1936


Dali triomple lors de sa participation à la première exposition surréaliste à New York en 1932, bien avant d'y passer quelques années de sa vie. Il participe ensuite à de nombreuses expositions dans cette ville.



par Nat publié dans : Actualité culturelle communauté : Turquie
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Lundi 15 septembre 2008



Entre l'ouverture du musée Istanbul Modern en décembre 2004 et Santral Istanbul en septembre 2007, Istanbul se hisse sur les plus hautes marches en matière de présentation d'art contemporain. Dans le seul arrondissement de Beyoğlu, ce sont des dizaines de galeries qui ont pignon sur rue, certaines privées, d'autres appartenant à des banques connues de la place.

J'ai été invitée samedi à découvrir une de ces galeries dans le cadre du vernissage de l'exposition "Benim adım Apel" (je m'appelle Apel) qui se tient jusqu'au 7 octobre 2008, organisée conjointement par l'Institut Français d'Istanbul et par Anadolu Kültür, association à but non lucratif créée en 2002 et destinée à développer la culture, l'échange et le dialogue entre Istanbul et les villes anatoliennes.

    
                                     Vernissage du 13 septembre 2008 au Tütün Deposu

Elle se tient simultanément à deux endroits : à l'Institut Culturel Français dans l'enceinte du Consulat de France et au "Tütün Deposu", ancien dépôt de tabac sur trois étages reconverti en lieu d'exposition grâce à Osman Kavala, Président du Conseil de Gestion de l'organisme "Anadolu Kültür".

              
       La toile "Ille de Apel" au-dessus de la porte et son auteur, Sümbül Eren en robe noire

Cette exposition collective est présentée par la cinquantaine d'artistes de la galerie Apel à l'occasion de la célébration de son 10ème anniversaire. 

   
                                                  "Göz" de Juan Botella Lucas

Des oeuvres d'art très différentes y sont exposées, de la peinture à la photo en passant par la sculpture. La diversité est tant dans les formes que les matières utilisées (verre, tissu, soie, bois,...).  

                         
                                                      Robe de verre

Cette émergence de talents ne manquera pas de prendre petit à petit une dimension internationale grâce, entre autres, aux rendez-vous culturels que seront l'année de la Turquie en France en 2009 et bien entendu Istanbul 2010, capitale culturelle européenne.

   
                                                  "Je m'appelle Aydan" d'Aydan Baktır

En attendant, les amis lecteurs amateurs d'art contemporain habitant Istanbul sont invités à visiter ces deux expositions particulièrement intéressantes.


Tütün Deposu
Lüleci Hendek Caddesi
Koltukçular çıkmazı n° 1
Tophane - Istanbul
Ouvert tous les jours sauf le dimanche  de 11 h 00 à 18 h 00
www.anadolukultur.org

Institut Culturel Français d'Istanbul
Consulat de France
Istiklal Caddesi n° 4
Taksim - Istanbul
Ouvert tous les jours sauf le dimanche de 9 h à 19 h
www.infist.org

Accès libre

par Nat publié dans : Actualité culturelle communauté : Istanbul
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Samedi 30 août 2008


Pour répondre à la question de Cat dans mon précédent billet, voici un tableau issu de la technique de l'"ebru".

 

De plus, j'avais un souci avec les photos d'un autre artisan que je voulais vous faire découvrir, bien que son art figure parmi les plus connus des arts manuels turcs, la céramique.

                       

Il faut bien plus de patience que je n'en aurais pour mener à bien la réalisation de ce vase. J'ai admiré de près le savoir-faire de cet homme qui inlassablement, répétait les mêmes gestes pour tracer les formes qui donneront au final une finesse toute particulière.

              

par Nat publié dans : Actualité culturelle communauté : Istanbul
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Samedi 30 août 2008


Vous connaissez l'attachement que je porte à l'artisanat sous quelque forme que ce soit. Mon amie Figen m'a appelé il y a quelques jours pour me dire d'aller absolument faire un tour sur la place de Taksim où avait lieu durant 10 jours le festival des arts manuels traditionnels, celui des mains d'or !



Cette exposition organisée par la Ville d'Istanbul, le Ministère de la Culture et le comité Istanbul 2010 regroupait environ 80 exposants venus de toute la Turquie présenter leur savoir-faire et s'est achevée hier soir. Mais durant le mois du Ramadan, qui commence ce lundi 1er septembre, une bonne partie sera encore présente.

Ce n'est pas une fois que je suis allée, mais trois fois, tellement il y avait de stands intéressants et d'arts très divers.

Je ne peux ici tous les présenter, mais dans les semaines à venir, je consacrerai quelques articles à certains artisans qui ont particulièrement retenu mon attention, comme par exemple celui-ci qui pratique le "kazaz" en réalisant des objets faits de fils d'argent ou d'or.

 

J'ai retrouvé avec grand plaisir à cette exposition Ahmet dont l'atelier se trouve dans le merveilleux jardin de Küçük Aya Sofya camii à Istanbul. J'ai de toute façon prévu un article dans "Aujourd'hui la Turquie" pour mieux faire découvrir cet art qu'il manie avec beaucoup de talent, l'incrustation de nacre.

                    

J'aurais aimé passer plus de temps à observer ce travail de bois incrusté de toute beauté.



J'irai aussi sur la rive asiatique d'Istanbul voir l'atelier de Musa, virtuose du violon traditionnel turc dont le son donne des frissons.



Juste à côté, un fabricant de "sipsi", de "ney" et de "çoban kavalı", différentes flûtes dont la dernière est la "flûte du berger" et sur laquelle je reviendrai également.



J'ai servi de traductrice à cet autre artisan de Kastamonu qui fait de l'impression sur étoffes pour réaliser des nappes de coton typiques de cette région de Mer Noire.



Certains ont sans doute déjà entendu parler du "karaköz", le guignol turc. Là encore, il y aura plein de choses à raconter.




A Batman, tout près de la merveilleuse Hasankeyf que j'aime tant, deux frères sont devenus des artistes en maniant la terre et la boue pour en faire de superbes poupées aux costumes traditionnels. J'ai passé du temps avec eux pour savoir comment ils en sont arrivés là et je vous ferai découvrir leur parcours hors du commun.



J'ai découvert aussi l'"ebru" avec cet artisan originaire de Gaziantep mais qui habite sur la rive asiatique d'Istanbul. Des pinceaux à base de crin de cheval, une préparation mystérieuse à base de plantes pour absorber la peinture, un art dont nous reparlerons ensemble.

                          

Le festival des "mains d'or" a tenu ses promesses et je suis bien heureuse de voir à quel point les pouvoirs publics désirent présenter toutes ses richesses au grand public.

par Nat publié dans : Actualité culturelle communauté : Istanbul
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Vendredi 22 août 2008


Avec quelques minutes de retard sur l'heure de rendez-vous téléphonique convenue, me voici de nouveau connectée en direct avec le volubile Sébastien Follin sur RTL dans le cadre de la dernière de l'émission de l'été "Destination ailleurs".

Cinq minutes de passage à l'antenne, c'est court et le rythme est soutenu pour parler à la fois des mots français qui enrichissent la langue turque et de ma dernière escapade dans le Nord-Est du pays.



Merci à mon fidèle lecteur et ami de Namur en Belgique grâce à qui vous pouvez écouter l'extrait me concernant en cliquant sur le lien qui suit :
http://www.photonumerique.org/rtl2.htm.

Simple coïncidence que je viens de constater à l'instant, ce billet est le 200ème publié depuis le 11 décembre 2007, date de naissance du "bretzel au simit".

 

 

par Nat publié dans : Actualité culturelle communauté : Turquie
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Dimanche 22 juin 2008

 

Dans le cadre de la “fête mondiale de la musique” le 21 juin, Istanbul, la capitale culturelle européenne de 2010, se met aussi doucement à la page.



 

Cette fête créée à l’origine en France en 1982 par son Ministre de la Culture de l’époque, Jack Lang, est devenue un rendez-vous mondial dans 120 pays de par le monde.

 

Pour la première fois cette année à Istanbul, sept endroits différents, tels que des stations communes aux bateaux et au tramway, des places reliées aux embarcadères, ont été choisis pour donner des concerts.


                   

 

C’est à l’embarcadère de Kabataş, situé non loin de chez moi, qu’au retour d’une promenade sur les îles, nous avons été happées par la musique. Un groupe bien sympathique accueillait les passagers à la descente du bateau et donnait le la.


 

                        


Comme les turcs ont la musique et le chant dans la peau, très vite certains esquissaient des pas de danse ; les chaînes de télé étaient au rendez-vous pour filmer l’évènement.

 

On est encore loin des villes françaises où les centres sont envahis jusqu’à une heure tardive par les musiciens d’un jour ou des ensembles au nom plus connu mais c’est un bon début qui laisse augurer un 21 juin 2009 encore plus festif.


                                   
                                          

On n’a pas attendu expressément ce jour-là pour que la musique soit présente. Au quotidien déjà, qui un homme emporte avec lui son instrument et lorsqu’il se met à en jouer, la table entonne la chansonnette, qui sur les bateaux trois jeunes gens chantent des airs mélodieux… Depuis le printemps et jusqu’à la fin de l’été, des rendez-vous réputés et très courus sont planifiés tels que le festival de jazz, l’été musical, le festival de rock Efes Pilsen, etc…


 

par Nat publié dans : Actualité culturelle communauté : Istanbul
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Vendredi 20 juin 2008

Ce titre paru récemment en première page de mon quotidien favori m'a interpellée  et je souhaite vous faire part d'une partie des informations qui figurent dans cet article.

Il est incontestable que la Turquie regorge de lieux prestigieux dans tous les domaines en particulier grâce à son passé si riche et multiculturel.

 

                                               La bibliothèque de Celcius à Ephèse

Tout le monde ou presque sait qu'Istanbul a été choisie comme capitale culturelle européenne pour 2010.

A ce titre, il apparaît que les plus célèbres musées au monde font au moins 5 millions d'entrées par an, les deux trésors les plus importants d'Istanbul que sont Sainte-Sophie et le palais de Topkapi ne reçoivent qu'environ .... 2 millions de visiteurs par an.



                                                     A l'intérieur de Sainte-Sophie



                                               Une des pièces du harem de Topkapı

En 2007, selon les chiffres communiqués par le Ministère du Tourisme et de la Culture, la totalité des sites et musées turcs ont vu passer 19 millions de personnes contre 16 millions en 2006. Même si le progrès est considérable, on est bien loin des chiffres affichés en Europe.

A titre de comparaison, le British Museum à Londres réalise 13 millions d'entrées, le musée du Louvre environ 8 millions et le centre Georges Pompidou a accueilli 5 millions de personnes l'an passé.

D'autres lieux célèbres en Turquie tels qu'Ephèse et Hiérapolis, inscrits au Patrimoine Mondial de l'Unesco ont accueilli 1 million de visiteurs, le musée de plein air de Göreme en Cappadoce 565 000 visiteurs, Troie et son cheval à peine 297 000 visiteurs et le Mont Nemrut encore moins.

                            
                    
                                                      Une des célèbres têtes du Mont Nemrut

Le musée archéologique d'Istanbul,  une pure merveille, possède 704 000 oeuvres, celui de Gaziantep où sont exposées les mosaïques et sculptures du site de Zeugma (et auquel un article sera consacré dans le journal "Aujourd'hui la Turquie" du mois d'août) 92 000 pièces et le musée du palais de Topkapı environ 62 450 ...



             Le sarcophage des pleureuses, une oeuvre majeure présentée au musée archéologique

La quantité d'oeuvres présentées dans les musées turcs est inversement proportielle au nombre d'entrées par rapport aux musées européens, cherchez l'erreur !

Quelques autres chiffres : si la Turquie compte environ 250 musées, la France en possède... 9 500 et l'Allemagne 10 000...

Les musées turcs vivent des aides de l'Etat et des entrées alors que ceux à l'étranger bénéficient souvent de recettes spéciales en fonction de leur appartenance.

Je vous ai abreuvé, voire saoûlé de chiffres, mille excuses ! Je trouvais toutefois que ce sont eux qui sont le plus parlants...

                      

                         Extrait de la mosaïque d'Okeanos et Tethys - musée de Gaziantep

Comment inverser la tendance ou plutôt redresser la barre ? Quelques éléments de réponse : une ouverture plus étendue des horaires de visite (les musées ouvrent en principe ici tôt (9 h voire 8 h s'ils sont situés à l'extérieur dans des régions où il fait particulièrement chaud) mais ils ferment tôt également (17 h en moyenne), des activités parallèles, des concerts sur  les sites, des rencontres, des échanges comme par exemple ceux effectués par le musée privé Sabanci (cf. mon billet sur le Louvre qui s'exposait à Istanbul http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-20062113.html)....

Compte-tenu de cette échéance de 2010, je suis persuadée que des pas de géants vont se faire, comme le fait la Turquie depuis quelques années dans de nombreux domaines. De nouveaux musées voient le jour, d'autres sont en projet.



Santral Istanbul, musée ouvert en septembre 2007 dans les locaux d'une ancienne centrale électrique de la ville


Cette envie d'avancer, d'évoluer constamment, de se remettre en question, est pour moi une image au quotidien.

Le Maire de la Ville du Grand Istanbul  table sur la culture et le sport pour continuer à faire "grandir" sa ville.... Kolay gelsin !


par Nat publié dans : Actualité culturelle communauté : Turquie
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Mercredi 11 juin 2008


Depuis le 7 juin et jusqu’au 15 du mois se tient dans la Feshane (centre culturel et ancienne fabrique de vêtements pour les militaires) à Eyüp au bord de la Corne d’Or l’exposition annuelle d’ISMEK.

  Une des entrées de la Feshane

Cet organisme municipal dispense gratuitement 106 activités grâce à des financements de la Communauté Européenne.

Depuis les douze années qu’existe ISMEK, 580 000 personnes ont ainsi pu bénéficier d’une formation, soit professionnelle, soit sociale ou culturelle, soit sportive ou technique, soit artisanale, dans l’un des 201 centres dispersés aux 4 coins de la ville.

 

                      Tableau de présentation d'I.S.M.E.K. réalisé en filographie


Le titre de plus grande exposition mondiale des arts manuels n’est pas usurpé, bien au contraire.

Je n’ai jamais vu un tel étalage de merveilles réalisées par une partie des 197 000 élèves durant cette dernière année scolaire et n'ai pu tout voir malgré au total plus de 6 heures sur place !!!

      

Je vous propose un petit éventail parmi mes préférées bien que le choix ait été difficile.

          
                                              Bijou réalisé en perles


  


                                               Vêtements originaux à porter en toutes circonstances !!!


  

                                   L'art de la cuisine turque - plaisir du palais

                      

                                   Robe longue en jean délicatement embellie


En tout cas, une chose est certaine, l’art est très bien représenté en Turquie sous ses formes les plus variées, certaines connues d'autres moins.


   Dentelle non pas de Calais mais locales


  Autre parure de perles    



 Détail d'un tableau en filographie


            

                            Toile en patchwork représentant la tour de Galata


                           

                                  Tableau en relief - Istiklal Caddesi et son tramway nostalgique




                                                                  L'art de la table ottomane


          Oeuvres en tricot

par Nat publié dans : Actualité culturelle communauté : Istanbul
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Dimanche 1 juin 2008

Il était grand temps hier de me rendre au musée privé Sakip Sabancı à Emirgan au bord du Bosphore pour profiter des dernières heures de  l'exposition "Istanbul, Isfahan, Delhi - Trois capitales de l'art islamique - pièces majeures de la collection du Louvre".

En effet, celle-ci ferme ses portes ce soir après trois mois et demie de succès (depuis le 19 février dernier).

Le lieu de cette exposition tout d'abord, cette superbe demeure historique connue sous le nom d'Atlı Köşk  (la villa au cheval) érigée sur les hauteurs d'un parc qui surplombe le Bosphore. La date  de sa construction n'est pas exactement connue mais elle a été la demeure de nombreux sultans au XIXème siècle avant d'être achetée en 1951 par Haci Ömer Sabancı, riche industriel ...puis occupée par la famille Sakip Sabancı de 1970 à 1998. Depuis lors, la villa dépend de l'université Sabancı.





Le cheval de bronze sur son piédestal  visible à l'entrée de la propriété est de manufacture... française.

        

Le musée qui a ouvert ses portes en 2002 est consacré à l'art calligraphique, aux documents religieux et d'Etat, mais aussi aux peintures de l'ère ottomane. Mais depuis fin 2005, il accueille des expositions temporaires d'une qualité exceptionnelle : tour à tour, les oeuvres de Picasso, puis de Rodin, ensuite celles de l'époque de Genghis Khan ont vu déferler des visiteurs curieux et avides de culture.

L'exposition proprement dite : Le musée Sakip Sabanci et le Musée du Louvre ont signé le 20 mars 2007 un protocole culturel et scientifique pour une coopération de 5 ans, des relations entre les deux institutions basées sur la réciprocité et le partage d'expériences.

J'aurais eu des regrets de ne pas y aller tant les 216 objets présentés, tapis de valeur, manuscrits, dessins, céramiques, pierres, bijoux, etc sont de toute beauté.



Quatre siècles d'histoire présentés à travers la splendeur d'un art de cour qui s'est développé et épanoui dans les trois grands empires du monde musulman : l'Empire Ottoman, l'Empire Moghol (ou baburide) et l'Iran Safavide. Les oeuvres choisies illustrent quatre grands thèmes : le monde iranien et ses influences stylistiques, les relations entre les trois empires et la Chine, le style spécifique développé par chaque empire, les relations avec l'Europe.

Je vous propose de découvrir ensemble une toute petite partie de ces superbes pièces.

         

Chope ottomane datant d'environ 1480-1510 - base de bois recouverte de cuir, décoration en repoussé, nacre, bois verni et peint



Assiette aux paons - faïence d'Iznik datée de 1550 environ - la décoration de ce plat est typique du style de Kara Memi, un artiste de la cour ottomane du milieu du XVIème siècle



Dessus de lit ou rideau brodé à la main du XVIIème siècle - empire ottoman - Tissu de lin et de coton brodé de fil de soie



Coupe ottomane en jade datant du milieu du XVIème siècle - support de jade recouvert de rubis et de peinture d'or - objet caractéristique de l'orfèvrerie ottomane




A gauche, carafe en faïence d'Iznik de 1575-1580 - à droite plat avec couvercle en faïence d'Iznik de 1585

           

     Manche de poignard en jade du XVII ou XVIIIème siècle - empire baburide indien




Tiroir en bois incrusté de tek, d'ébène et d'ivoire - seconde moitié du XVIIème siècle - empire baburide Nord-Ouest de l'Inde




Carafe en zinc couvert d'argent - second quart du XVIIIème siècle - empire baburide




Boîte en ivoire avec charnières originales en argent - fin du XVII ou début du XVIIIème siècle - empire baburide



Jeune homme jouant du zurna - empire iranien safavide - fin du XVIIème ou première moitié du XVIIIème siècle - peinture sur émaux



Aiguière pour hamman - Début du XVIIème siècle - empire iranien safavide ou baburide - support fonte avec ciselures en pâte de terre



Et pour terminer, un petit clin d'oeil ! Qui oserait dire qu'en Turquie les enfants même en bas âge, ne se cultivent pas ???

par Nat publié dans : Actualité culturelle communauté : Istanbul
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