Dimanche 6 juillet 2008

 
Dans toute la ville, on les trouve partout ! Dans la cour des mosquées pour faire les ablutions avant la prière, dans les quartiers au coin de la rue, la plupart du temps de l'époque ottomane, je veux parler des fontaines et de leurs robinets.



                              La monumentale fontaine de Tophane près de chez moi


 

 

                     
                      Robinet de la fontaine aux ablutions de la mosquée Küçük Aya Sofia

Tout comme les portes d’Istanbul, ces monuments et leurs équipements sont aussi, à mes yeux, des éléments de la vie quotidienne et font partie de mon environnement.


                       

                           Fontaine aux ablutions de la mosquée Sokullu Mehmet Paşa 


C’est grâce à eux que l’eau jaillit, permet de se rafraîchir lors des chaleurs estivales, de se purifier, de se nettoyer.
Cette eau nécessaire pour vivre, qui fait partie de nous et dont tout le monde a besoin.


  

                                         Fontaine et robinet dans le Grand Bazar


                         

Quand le soleil éclaire ces robinets, cela donne parfois des jeux d'ombre de toute beauté où le reflet des formes ciselées accentue le côté visuel de ce petit bout de laiton.

                          
                          Fontaine aux ablutions de la mosquée de Rüstem Paşa - jeu d'ombres

Ces fontaines font partie de l’histoire de la ville ont souvent beaucoup de charme et d’allure. Elancées, majestueuses, elles attirent le regard et donnent envie de s’en approcher, de mieux les observer, les admirer !


          Fontaine du Zincirli Han à l'intérieur du Grand Bazar


                                        
                                           Superbe fontaine à Üsküdar sur la rive asiatique d'Istanbul


                   
                      Fontaine ottomane située au bout de ma rue à Cihangir, restaurée depuis

Il arrive que des fontaines soient dépourvues de leur robinet. Elles se retrouvent du coup handicapées, amoindries de ce qui fait leur force.

                    
                                     Vieille fontaine de Fener sans robinet !

Parfois, on y découvre des scènes amusantes comme cet homme qui lave les baskets qu’il vend dans la rue, ah Istanbul et son humour !
               
































    Fontaine aux mille usages



   

                 
             Usage traditionnel - lavage des pieds avant la prière - mosquée Rüstem Paşa


De temps en temps, un intrus se glisse dans le paysage, mais qui est-il donc ce robinet ???


             
 

C’est tout simplement celui d’un tonnelet duquel un marchand ambulant extrait de l’ayran, cette boisson si désaltérante composée de yaourt, d’eau et de sel dont je raffole.

             

par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Vendredi 27 juin 2008

Ce quartier d'Istanbul, situé sur la rive européenne du Bosphore est la circonscription la plus proche de la Mer Noire de ce côté-là.

Dynamique et attrayante, Sariyer est un ancien village de pêcheurs qui ne comptait au début du XIXème siècle qu'une vingtaine de maisons.

Son petit port accueille toujours quantité de barques et de chalutiers de moindre importance qui égaient de leurs couleurs les alentours. Quelques embarcations aménagées pour la circonstance permettent également de goûter aux produits de la mer.






Tout autour de la place située le long du port, des restaurants de poissons proposent une partie de la production fraîchement pêchée. Les cageots à peine débarqués sont immédiatement mis en vente aux habitants et aux cuisiniers de toutes sortes.



Sariyer compte de nombreuses et superbes demeures en bois, certaines pimpantes après une restauration réussie, certaines aux couleurs d'origine non moins charmantes.



           

Ce quartier d'Istanbul est aussi réputé pour son börek, délice de pâte farci au fromage ou à la viande.

C'est également le point de départ de destinations où les stambouliotes aiment se rendre le week-end tels que Kilyos, Rumeli Kavağı,... où les plages et la baignade sont au rendez-vous.




        

Si vous passez par là, prenez le temps de respirer l'air du coin, d'observer les pêcheurs qui s'activent, de traîner vos pieds et vos yeux dans les artères et venelles pour découvrir les trésors parfois cachés de Sariyer.








par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Jeudi 26 juin 2008

Ce billet est tout spécialement dédié à une jeune femme qui habite dans le sud-ouest de la France et qui se reconnaîtra, merci de m'avoir suggéré ce billet 



Tout le monde ne le connaît peut-être pas sous son vrai nom mais si je vous dis « Pierre Loti », je suis presque certaine que vous en avez forcément un jour ou l’autre entendu parler.

 

Officier de marine et écrivain, Julien Viaud est né à Rochefort-en-Mer le 14 janvier 1850. J’ai découvert sa maison natale (qui se visite) une première fois en 1986. Bien que troublée et fascinée par cette demeure hors normes qui fera l’objet d’un autre billet d’ici quelques temps, je ne pouvais m’imaginer à cette époque que je reviendrai la voir en 2003, quelques semaines avant de venir m’installer à Istanbul.


                       

                       Reproduction extraite du livre "La maison de PIerre Loti à Rochefort"


Une vie de voyages, de livres, de la découverte et d’une passion pour un pays, la Turquie. Il en a fait sa deuxième patrie et rêve de devenir autochtone, de vivre à la turque, d’être Turc…. Il se fait passer pour, habillé comme les locaux de l’époque, il en apprend la langue et ne cessera de louer Istanbul, ses quartiers, ses cafés, son art de vivre…

                        

                     Loti en guerrier turc, extrait du livre "La maison de Pierre Loti à Rochefort"


  
                                           Le pont de Galata en 1905 tel qu'a du le voir Pierrre Loti
 

Il rencontre l’amour de sa vie, Aziyadé (Hatice) qui vit au harem. De cette merveilleuse aventure naîtra sans doute son livre le plus connu et qui porte le nom de sa douce, publié en 1879 et qui sera son premier grand succès.

 

Il séjourne en Turquie en 1880, en 1900, habite Istanbul de 1903 à 1905, principalement dans le quartier d’Eyüp (Eyoub à l’époque). Pour rester ici, il songe même à devenir officier turc alors que son navire doit repartir… Il reviendra dans son pays d’adoption après sa retraite, en 1910 et en 1913.


 
 
                                               Dans le quartier d'Eyüp, 1909
 


Il soutient même l’empire ottoman en tant que journaliste et écrivain, pourtant ennemi sérieux de la France à cette époque.

 

Le 27 décembre 1921, une délégation menée par l’épouse de l’ambassadeur d’Ankara à Paris rend visite à l’écrivain qui a tant défendu le peuple turc. Elle lui remettra un tapis tissé par des jeunes filles orphelines dont les pères sont morts en martyrs lors de lutte pour l’indépendance, présent très symbolique.

 

Combien d’insultes, de menaces, Pierre Loti a-t-il affronté durant ces années à défendre les Turcs, ce peuple qui lui a tant donné…


             


                    Portrait de Loti paru dans le journal "Le Monde" du 9 avril 1892,
                         extrait du livre "La maison de Pierre Loti à Rochefort"
 


Cet homme hors du commun meurt à l’âge de 73 ans, en 1923, dans sa maison d’Hendaye. Il sera inhumé à Saint-Pierre d’Oléron dans le jardin de la demeure de ses aïeules, selon ses dernières volontés.

 

C’est un peu un père spirituel pour moi ; à ma façon, je suis ses traces et j’aime autant que lui ce pays qui ne ressemble à aucun autre. J’écris, je photographie, j’ai aussi dessiné déjà… tout comme il l’a fait et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin…

 

     

                 La mosquée bleue et l'hippodrome, que Loti a cité dans ses ouvrages, Reproduction
 

"Être Turc, c'est aussi être divisé, être dédoublé, entre l'Europe et l'Asie." 

                                                                      Pierre Loti

 

par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Mardi 24 juin 2008


Plus j'observe les portes de la ville et leurs détails et plus elles me parlent... de leur passé parfois tumultueux, parfois prestigieux, de leur présent souvent différent, et elles s'interrogent sur leur futur.



                   Porte aux couleurs vives de l'ancien quartier juif de Balat

                          

Chaque porte a quelque chose de magique, elle ouvre sur une histoire, sur des personnes qui vivent derrière elle.

                
              
              Toujours à Balat, une porte plus lourde qui invite à la pousser, voir de l'autre côté


J'avais envie de vous en montrer quelques unes parmi tant d'autres qui m'ont interpellée.

Elles se trouvent souvent là où on ne les attend pas, sans crier gare, elles vous surprennent. De couleur sombre, triste ou toute pimpante avec des couleurs vives, elles ne me laissent pas indifférente.

        

                 Ancienne maison grecque caractéristique du quartier de Fener

                  

Parfois elles arborent une tête de lion, en particulier dans le quartier de Fener. Je n'ai pas encore trouvé la signification exacte de ce symbole. Je sais juste que cet animal puissant et souverain était représenté à maintes reprises durant l'empire ottoman déjà.

                   

                      Porte de l'église Saint-Georges du patriarchat orthodoxe de Fener

D'autres heurtoirs de porte sont plus sobres mais non moins racés pour autant.

                      

                    Porte de l'ancien couvent des dominicains de St-Pierre-et-Paul de Galata
                     

Souvent, aussi les escaliers laissent courir mon imagination. Parfois droits et élancés, parfois courbés, leurs marches aiguisent ma curiosité.

                       

                                Les escaliers de Fener ressemblent souvent à celui-ci

Les portes des mosquées ou des églises sont souvent de toute beauté, riches comme l'histoire du site.

      

                         Porte de la mosquée Sokullu Mehmet 

                

                                   Porte  à l'intérieur du mausolée du sultan Eyüp

Et là où vraiment je suis encore plus heureuse, c'est quand une porte s'ouvre et laisse apparaître .... le sourire du maître des lieux.

          


                                             Habitante de Balat

par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Mardi 17 juin 2008

Pour ceux et celles qui habitent ici, les immeubles qui bordent de part et d’autre la belle avenue d’Istikal n’aiguisent pas ou plus leur curiosité.

Pourtant, il suffit de lever un peu le nez pour découvrir ou redécouvrir des façades parfois très originales et dotées d’intérêt. Les détails dans l’architecture, les frises, l’élégance sont au rendez-vous. 



Lors de ma récente promenade à bord du tramway nostalgique que je vous ai fait partager, l’idée m'est venue de les admirer de plus près, d’en savoir plus. Je ne ferai pas l’étalage de toutes ces bâtisses souvent une plus belle que l’autre, il y en a bien trop.

Çà et là, certaines m’interpellent plus, me font un clin d’œil afin que je parle d’elles, que je vous donne envie de les voir ou de les revoir….

    

De nombreux passages relient l’avenue à d’autres rues ; il fait bon les traverser, sans se presser pour se retrouver dans une cour intérieure ombragée, boire un thé, apercevoir des vitrines dont on ignorait jusque là l’existence, trouver des petits trésors en tous genres,…

Çiçek pasajı, autrement dit “le passage aux fleurs », est sans doute le plus connu. C’est une ancienne galerie marchande, œuvre d’un architecte français pour le compte d’un banquier et érigée sur le site d’un ancien théâtre après l’incendie qui a ravagé le quartier en 1871. Ce passage sert de marché aux fleurs jusque dans les années 1930 où il déménage à côté du marché aux épices à Eminönü. Des restaurants prennent alors place et cet endroit devient un des lieux du quartier où l’animation nocturne est la plus intense. Les mezze et le poisson sont au rendez-vous, le rakki coule à flots et la musique fasil envahit les tables.




            

Rumeli Pasajı ou « passage de Roumélie » Datant de 1894, ce passage d’architecture italienne, composé de 3 immeubles, a été construit à la demande d’un certain Ragıp Paşa pour servir d’habitation ; à présent, on y trouve un atelier d’art, des bars, cafés et restaurants branchés à tendance culturelle.

 





                       

Le passage Hazzopulo porte le nom de la famille grecque qui l’a fait réaliser. De taille modeste, en venant d’Istiklal, le chemin est étroit et sombre, abritant de part et d’autres de petites échoppes. Par contre, j’apprécie la cour intérieure et ses cafés pour sa quiétude.

                   

par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Vendredi 13 juin 2008

On ne peut pas l'ignorer ! On le voit arriver de loin, cet étrange tramway sorti d'une autre époque qui parcourt inlassablement la longue avenue d'Istiklal Caddesi (autrement dit l'avenue de l'Indépendance, ex Grande Rue de Péra) qui relie la place de Taksim à Tünel.

  C'est lui, le tramway nostalgique !

Il est désuet mais si charmant au milieu de la foule qu'il oblige à le laisser se frayer un passage.

Dans ce quartier branché, l'artère principale d'une longueur de 1,640 km, invite à se promener,à faire des emplettes, à regarder et... à se montrer aussi. Ce transport est un lien fort entre le passé prestigieux de ce quartier de Beyoğlu, l'ancienne Péra dont la signification en grec est "au-delà", et son présent, poumon de la vie culturelle stambouliote.



En fait, le tramway desservait toute la ville d'Istanbul jusqu'en 1960 où il fut démonté. C'est au début des années 1990 que ce tramway a été installé ici après une restauration réussie. Les voitures datant de 1939 cadrent parfaitement dans le paysage d'Istiklal aux gracieuses façades qui l'ornent majoritairement, hôtels particuliers, consulats, passages,... et que je vous présenterai plus en détail lors d'un très prochain billet.

Cet après-midi là, ayant un rendez-vous dans le quartier de Galata et étant un peu en retard, j'ai grimpé dans ce véhicule rouge pompier que j'admire toujours.



J'ai pris le temps de l'inspecter sous toutes ses coutures, vu monter et descendre les passagers, habitants ou touristes à l'une des trois stations intermédiaires.

C'est à hauteur du majestueux portail du lycée de Galatasaray que les deux trams en activité se croisent avant de continuer leur route inlassablement.

Plus de 6000 usagers l'empruntent tous les jours entre 7 h et 21 h.

Station de Tünel, les derniers passagers descendent. Je m'attarde pour admirer le plafond arrondi, les encadrements de portes et de fenêtres en bois vernis, les sièges à la curieuse armature métallique.



                                             Le dernier passager descend, non en fait c'est... l'avant-dernier !

Il ne reste plus que le chauffeur et moi et moi... Je m'arrête devant la curieuse manivelle située à côté du volant que j'aimerais bien manier pour moi aussi descendre et remonter l'avenue ; qui sait un jour peut-être, impossible n'est pas Nathalie !

     


                          

Mais il faut descendre, le chauffeur va garer le véhicule devant la station de Tünel et prend quelques minutes de repos avant de reprendre son ballet.



Je regarde de plus près les façades de l'engin. A l'avant et à l'arrière, cela me fait penser à un visage un peu grossier où l'on voit deux yeux et un gros nez, à la manière d'un clown.



De côté, c'est plus sérieux, c'est l'emblême de la Ville d'Istanbul et la Direction Générale des Transports qui sont mis en avant




                          Ce sont des grilles métalliques qui servent de portes

                         

                         Les nouveaux usagers sont installés, le départ est proche !


par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Mercredi 4 juin 2008

Lors de ma récente balade de quelques jours en Mer Noire et en triant les dernières photos, je n'ai pu résister au plaisir d'en partager encore quelques unes avec vous.

Ce coin de la province d'Istanbul reste pour moi un endroit magique où l'on a rendez-vous avec la nature.

Les deux bras de rivières qui viennent se jeter dans la Mer Noire sont une invitation à la quiétude, à la paresse, au "keyif" (temps de vivre à la turque), sur terre ou à bord d'une petite embarcation.



Au hasard des promenades, une adorable maison au bord de la rivière où l'on aurait envie de s'installer.



                Qu'aperçoit-on à travers la végétation ???


 
                 Une adorable petite maison au bord de l'eau 
                            
Sur les hauteurs d'Ağva, la route dégringole vers les baies échancrées de Kılımlı Koyu tout proche et ses rochers aux formes travaillées par le temps, , dommage que les plages soient de galets et pas entretenues, ce serait un véritable petit paradis.



Au retour par le village, des rosiers aux couleurs profondes qu'on prend le temps de humer et d'admirer...

       

























         



   
 

Et que dire d'une balade sur la plage au coucher du soleil où la mer s'étend à perte de vue et les vagues viennent rouler jusqu'à vous ....




par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Vendredi 30 mai 2008

Pour terminer la semaine sur cette note "verte" pleine de fraîcheur, encore quelques images prises près du barrage d'Ömerli, sur la rive asiatique d'Istanbul.



On y croise des arbres majestueux, des ibis qui volent au-dessus de l'eau, des troncs aux formes travaillées par le vent et la pluie,....




Le temps semble parfois s'y être arrêté, on oublie presque de respirer et on admire...



Mais un petit çay à siroter en échangeant les appréciations des endroits traversés, c'est absolument indispensable !



vq

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Jeudi 29 mai 2008

 

La région de la Mer Noire est réputée pour sa végétation, sa nature, ses paysages où se décline toute la palette du vert.

 

C’est un régal pour les yeux, pour les amateurs de tranquillité, loin de la foule, plus authentique. On recharge les batteries, on profite de la sérénité qui se dégage.

.

                                        Du vert le plus tendre au plus foncé


Que l’on emprunte la route qui longe la côte entre A
ğva et  Şile ou bien que l’on passe à l’intérieur des terres, ce sont plein de petits bonheurs qui vous attendent à chaque virage.

 

A Gökmaslı tout près d’Ağva, des chutes d’eau de près de 3 m de haut viennent s’écraser. Lors de mon récent passage, il avait tellement plu les jours et semaines précédents que les chutes … n’étaient plus visibles. Nous sommes tout de même restés un bon moment dans ce havre de paix pour déjeuner de délicieuses brochettes et de köfte préparés par les maîtres des lieux et pour écouter le chant des oiseaux, admirer la nature environnante.

 



 

    

Sur la route qui serpente au-dessus d’A
ğva, un autre petit lieu magique, Kılımlı Koyu, rochers aux formes déchiquetées qui ont fière allure.


 

                                                                Kılımlı Koyu



Et tous ces petits villages que l’on traverse où les maisons sont encore souvent de bois, l’habitation caractéristique de la région. Les roses sont ici omniprésentes, qu’elles soient blanches, rouges, roses, anciennes ou de composition plus récente, elles colorent de leur éclat les routes et les jardins pour notre plus grand bonheur.

 

 


                 

S’arrêter, respirer, échanger avec les fermiers ou les habitants, vivre tout simplement… ce sont tous ces petits riens dont on se souviendra longtemps.



par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Mercredi 28 mai 2008

 

Quand je pense à Şile où je suis retournée récemment, j’ai quatre images qui se confondent : le phare dans lequel vous êtes montés avec moi, le rocher tout à côté du port, ce dernier et .... ses glaces, gourmande que je suis.

 

Şile dont le nom d’origine est Origanos (jusqu’en 1925), est située sur la Mer Noire à environ 70 km au nord-est d’Üsküdar sur la rive asiatique d’Istanbul. L’existence de cette ville remonte au VIIème siècle av. J-C. Elle appartient successivement aux pirates, aux Byzantins et aux Génois avant que les Ottomans ne s’en emparent au XIVème siècle.


   


 

Sa population a été majoritairement grecque jusqu’au début du siècle dernier.

 

C’est à la fois un port de pêche, une station balnéaire qui offre de longues plages de sable, des pensions et hôtels en quantité conséquente.




                                         Dans le port


 



A côté du port, on aperçoit sur un rocher les restes du château, construction byzantine que les Génois se sont ensuite appropriés.



 

C’est une petite cité agréable où il fait bon se promener. Il y a de ci, de là, quelques jolies maisonnettes fleuries, d'autres à l'architecture agréable à l'oeil. On y fait aussi ses emplettes de  “Şile bezi”, vêtements de coton très fins et particulèrement agréables à la saison chaude. On y déguste un poisson sur une terrasse surplombant le port du haut du village ou le long de la jetée sur un des nombreux bateaux aménagés.



 

Mais Şile évoque aussi pour moi les meilleures glaces que je connaisse à Istanbul, celles de Roma Dondurmacı dans la rue principale. Un artisan-glacier comme je les aime, de la glace à la figue à damner un saint et bien d’autres parfums, un chocolat particulièrement “racé”, certains connus, d’autres tels que la noix, la chataîgne, la banane et j’en passe, le tout trempé dans une sauce au chocolat puis parsemé d’éclats de pistaches, de quoi se régaler ! Afiyet olsun !



 

Roma Dondurmacı

Üsküdar Caddesi n° 39 – Şile (0216) 711 23 55


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