Gisèle, dont je vous ai fait découvrir hier un de ses ouvrages http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-33428186.html, est née dans le sud de la France, à Cannes plus précisément, où elle va suivre sa scolarité.
A 10 ans, elle écrit son premier roman durant les vacances de Pâques, deux ans plus tard, elle passe à la poésie qu'elle pratique durant une bonne dizaine d'années.
Elle gagne à 16 ans le Grand Prix de Poésie du Président de la République française, sa plume est récompensée bien tôt déjà. Des études de lettres vont précéder un Capes en lettres
modernes.
En 1983, elle vient s'installer à Istanbul, rejoindre celui qui deviendra trois ans plus tard son mari. Durant ses premières années en Turquie, ils vont vivre tous deux en concubinage dans le
quartier de Fatih... Ceux et celles qui vivent ici connaissent le côté conservateur de ce coin d'Istanbul qui, dans les années 50, était bourgeois. A l'époque où Gisèle y a vécu, c'était un
mélange de petite bourgeoisie et de côté traditionnel. Elle garde un bon souvenir de cette période, les personnes du quartier y étaient gentilles et bienveillantes.
Durant 9 ans à partir de sa deuxième année de vie en Turquie, elle exerce en tant que Professeur de littérature au lycée Saint-Michel d'Istanbul. Elle intégre ensuite le lycée français
Pierre Loti comme Professeur de Lettres et où elle enseigne toujours.
Gisèle dit qu' "Ecrire, c´est oublier, s´abstraire, se désennuyer. C´est lutter contre l´angoisse, la morosité... Contre l´effroyable ennui des heures perdues dans les corvées. La mortelle
gangue des obligations. De tout ce temps qu´on nous dérobe, ces heures à jamais perdues et arrachées à notre temps de vie. Ecrire, c´est se révolter. C´est faire sa psychothérapie sans
psychothérapeute." O combien je partage cette idée sur l'écriture !
"Fenêtres sur Istanbul", sa première publication, est achevée en 96 mais les multiples envois à des maisons d'éditions françaises ne connaissent pas de suite favorable. Suite à cette
déception, elle décide de ne plus faire la chasse aux éditeurs. Le premier livre de la Trilogie d'Istanbul sera finalement publié seulement... en 2003, suivi en 2006 par "Grimoire
d'Istanbul " puis "Secrets d'Istanbul" en 2008, les trois composants de la Trilogie sont réunis !
Entre temps, en 2004, le mari de Gisèle va créer sa propre maison d'éditions. La même année sera publié "La sultane Mahpéri", roman historique où l'on plonge dans l'Anatolie du XIIIème siècle, en
compagnie des personnages de l'histoire moyennâgeuse turque. Ce livre, fruit de plusieurs années de travail et de recherche, a nécessité des déplacements sur les lieux de l'action,
dont le palais de Kubadabad situé sur une rive du lac de Beyşehir, que je vais découvrir dans quelques semaines...
La couverture de l'édition turque de "La sultane Mahperi"
Gisèle travaille depuis une dizaine d'années sur un alphabet d'Istanbul, reccueil d'essais et de nouvelles sur cette ville qui ne ressemble à aucune autre. 2010 devrait pouvoir lui donner
vie !
De même, une suite est prévue pour "La sultane Mahpéri", les projets ne manquent pas...
Gisèle a une seconde passion, la musique, le piano et l'accordéon sont d'autres moyens d'expression qui lui vont sans doute aussi bien que l'écriture qu'elle manie
si adroitement ! En tout cas, elle a transmis au moins le virus de la musique à un de ses deux fils...
Un petit coucou d' Alsace ...!
A+ de vous relire , sincère salutations A.S
désennuyer et s'instruire
je te souhaite une bonne semaine
je t embrasse
Lire et surtout écrire font aussi partie intégrante de ma vie. Bon vent à "soleil-sucre" !