Samedi 29 décembre 2007


On ne peut évoquer la Turquie sans ses innombrables mosquées. Chacune est différente mais pour certaines d'entre elles, on reconnaît la touche du maître en la matière,Sinan, le célèbre architecte (mimar) ottoman.
 

                                                  Sinan.jpg

Sinan, né en 1489 dans un village d'Anatolie Centrale, est issu d'une famille chrétienne arménienne. Recruté par le sultan Selim Ier et converti à l'islam, il devient l'architecte du sultan Süleyman et de ses deux successeurs Selim II et Murat III.

A sa mort en 1588, l'oeuvre de Sinan compte plus de 450 mosquées et monuments divers (mausolées, caravansérails, fontaines ottomanes, aqueducs, ponts, hammams, etc), dont plus de 300 rien qu'à Istanbul. 

Il repose dans un mausolée proche de la mosquée de Soliman le Magnifique, autre superbe réalisation érigée sur une des collines d'Istanbul.

Dans mon tiercé de tête de mes mosquées préférées, les trois ont été réalisées par ce génie. Il s'agit de la merveilleuse Selimiye construite dans la ville d'Edirne, le petit bijou aux faïences bleues d'Iznik qu'est Rüstem Paşa à Eminönü et l'élégante Atik Valide dans les hauteurs d'Üsküdar, ces deux dernières étant à Istanbul.

                 

Aujourd'hui, je vous propose de visiter la Selimiye considérée par son constructeur comme son chef d'oeuvre, et dont je partage l'avis !

Edirne, ville de 115 000 habitants située dans la Thrace, tout près des frontières avec la Grèce et la Bulgarie, abrite une des mosquées les plus connues construites par Sinan, la Selimiye.

                                   

Cet édifice a été construit en 6 ans, de 1569 et 1575 au sommet d'une petite colline dans le centre de la ville. Ses quatre minarets de près de 71 m de haut sont imposants. Le mur d'enceinte donne déjà le ton de ce qui attend le visiteur !

La majestueuse mosquée se cache entre les arbres dans un parc où il fait bon se promener.
                                

Dans la cour, la traditionnelle fontaine aux ablutions et déjà quelques belles images s'offrent à vos yeux.

   

                            

                                                                

Quand on lève le nez, voici une des petites coupoles extérieures, un régal pour les yeux !

 


Mais c'est à l'intérieur que l'art de Sinan se révèle dans toute sa splendeur.


                          

Huit piliers, des arches et des contreforts sur lesquels repose la couple, des centaines de petites fenêtres à tous les niveaux de l'édifice afin que la lumière baigne au maximum les lieux.

Les couleurs et l'harmonie sont parfaites ! C'est de l'Art avec un grand A !

            


                        





                                     


La coupole de la salle de prières fait plus de 31 m de diamètre et se trouve à 54 m au-dessus du sol. Sinan la considère comme son chef-d'oeuvre, devenu symbole de l'architecture ottomane à son apogée.


                              

Si vous avez l'occasion de passer à Edirne, prenez le temps de vous y attarder !

                        


                  

Je tire mon chapeau à mimar Sinan pour avoir été le créateur de telles beautés qui font la réputation d'une des périodes de gloire de la Turquie dans son histoire. 

Je connais peut-être un dixième de ses oeuvres, il me reste encore de quoi voir !


par Nat publié dans : A travers la Turquie communauté : Turquie
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Mercredi 26 décembre 2007


Il y a plus de 15 millions d'habitants à Istanbul mais combien y a-t-il de chats ? Impossible de répondre, aucun recensement en la matière, mais ils sont omniprésents.



  


  

                  


                                    


                       

    
Ils envahissent tous les lieux, les capots des voitures, les escaliers, les espaces verts, les entrées de nombreux commerces.

               


                   


                    
                                                                     

                                 
 
Les amateurs de chats, comme moi, sont ravis ! Dans le quartier où j'habite, à Cihangir, la municipalité a même aménagé un "local à chats" dans l'enceinte d'un parking clos. Des bénévoles se chargent de nettoyer les lieux, nourrir les "kedi" (chats en turc), les faire soigner le cas échéant.

   
C'est d'ailleurs dans les escaliers situés à côté de ce fameux "HLM à chats" que j'ai rencontré Beyaz, la chatte qui est venue rejoindre le domicile en septembre 2006 pour mon plus grand bonheur... et le sien apparemment aussi.


     

                                                               


On rencontre aussi quelques chiens de rue mais pas tant que cela. Ils sont en général bien rondouillards, pas bruyants pour un sou et prennent le temps de vivre comme celui ci-dessous, en train de faire bronzette au pied de la tour de Galata !
 
           

Et quand on s'entend comme chien et chat turcs, voici le résultat !

                

                                                                                                 

par Nat publié dans : Vie quotidienne communauté : Istanbul
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Mardi 25 décembre 2007


C'est aujourd'hui qu'on fête la nativité du Christ ! 

Mais c'est aussi durant la nuit écoulée que le Père Noël a posé sous le sapin des jouets à tous les enfants sages !

                     

                         
                                      Eglise Saint-Antoine - Istiklal Caddesi - Istanbul

Pour ceux qui ne le savent pas encore, Noël baba comme on l'appelle ici, ce cher Père Noël attendu avec tant d'impatience, est turc ! Oui, vous ne rêvez pas !

Je vais tout vous expliquer.

Il s'agit en fait de Saint-Nicolas qui est à l'origine de la tradition actuelle du Père Noël.

          

Né au 3ème siècle après J.C. à Patara, dans le sud de la Turquie. Il se dévoue corps et âme pour aider son prochain et est apprécié de tous pour l'aide qu'il apporte.

Chaque 25 décembre, les familles pauvres de la ville de Demre (située à 60 kilomètres à l'est de Patara), appelée  Myra dans l'antiquité,  trouvent devant leur porte une pomme d'or, des jouets pour les enfants et des friandises.


                                                            Eglise de Demre

Personne ne sait qui est le généreux donateur. Ce mystère dure pendant des années jusqu'à ce qu'un fameux soir de Noël, un veilleur de nuit découvre qui est le personnage revêtu d'un étrange costume et qui transporte un énorme sac. Ce n'est autre que Saint-Nicolas qui,pour toute réponse quant à ses actes, dit vouloir inviter ainsi le peuple de Myra à fêter l'anniversaire de la naissance du Christ.

Nicolas, devenu évêque de Myra, est un chef religieux humaniste et fait des miracles durant sa vie entière. Il consacre sa vie à soulager les problèmes humains de la population de la ville et des environs.

Son tombeau se trouve dans l'église de Demre. J'ai été impressionnée par la ferveur des innombrables croyants qui imploraient son aide lors de mon passage en juin dernier.

    
     

Cette église est devenue un lieu de pèlerinage où affluent tous les ans des milliers de fidèles qui viennent se recueillir et faire des offrandes à Saint-Nicolas, devenu Saint-Patron de très nombreux pays du monde chrétien. Des cérémonies ont lieu chaque 6 décembre, date anniversaire de sa mort, célébrations qui durent jusqu'à Noël.

En Turquie, Noël baba est attendu par les enfants la nuit du Nouvel An. Celui lui laisse au moins le temps de faire la tournée des cadeaux à Noël dans les autres pays !

Même s'il est moins présent ici, on le découvre tout de même dans les vitrines !


        

             

Joyeux Noël à tous mes lecteurs et lectrices, que cette fête vous apporte beaucoup de bonheur !



                        

par Nat publié dans : Actualité communauté : Turquie
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Samedi 22 décembre 2007


Jusqu'à quand ce joyau de la Mésopotamie qu'est Hasankeyf sera là pour enchanter nos yeux ?

Le projet de barrage Illisu, faisant partie du programme Anatolie du Sud-Est (appelé communément GAP) menace l'avenir de ce lieu magique. Cet ouvrage de 80 km commencera près de Dargeçit pour se terminer à quelques kilomètres au-delà de Hasankeyf. L'eau dépassera de 15 m le pont actuel qui enjambe le Tigre et la citadelle ne sera plus qu'une île... de désolation d'ici 7 à 8 ans, à l'issue des travaux.
 
                                                             

Près de 56 000 personnes résidant dans les 75 villages situés sur la trajectoire du barrage devront être déplacées et relogées par l'Etat turc. Les 3600 âmes de Hasankeyf (qui en comportait 5700 en 1997), moitié kurdes, moitié arabes, sont presque toutes nées et ont grandi ici, ceci depuis des générations.



                           
Terminées les grillades à l'ombre des paillottes le long du Tigre ! Aux oubliettes les images inoubliables que sont les piliers de l'ancien pont seldjoukide !
                                                                
             
                  
                       


Fini de contempler les cigognes qui viennent se nicher tout en haut du minaret de la mosquée El-Rizk et la vue qui se dégage du portail de cette-ci !

                  


                

Dire que tous les ans, des archéologues découvrent encore ici de nouvelles traces laissées par les civilisations passées !

      

                               

                                                            

La photo du monument ci-dessous qui pourrait être un ancien hammam, les restes de la mosquée Sulayman (XIIIème - XIVème) au centre du village, ainsi que tous les vestiges les plus importants devraient être déplacés sur les hauteurs d'une colline située sur l'autre rive du fleuve et devenir un musée de plein-air.

      


                     


Mais rien ne sera plus comme aujourd'hui, Hasankeyf est un lieu unique en son genre !  

Les habitants sont profondément attachés à leurs racines. Ils sont tous nés ici, y ont grandi et y vivent pour la plupart encore.

Ils vont être indemnisés par l'état et relogés dans des cages à lapins, sans doute, comme celles que j'ai eu l'occasion de voir dans le village d'Halfeti englouti partiellement en 2000 lors de la construction du barrage Atatürk.

             

  
Les villageois, comme mon ami Ömer, seront déplacés comme de vulgaires pions, dans les 2 à 3 ans à venir. Cet homme de 42 ans est né dans une grotte de la citadelle et y a habité jusqu'à l'âge de 7 ans avant d'être obligé par l'administration à quitter les lieux avec sa famille pour vivre au village. 

                     


Une mobilisation générale s'est mise en place, composée du Maire de Hasankeyf, de 56 autres élus représentant les communes concernées, des scientifiques, des ingénieurs et des ONG, relayée par les médias nationaux et internationaux.

Une revue mensuelle turque a organisé, outre ses articles réguliers sur le site, deux déplacements avec le train « Fidélité à Hasankeyf » au départ d’Istanbul en 2005 et fin août 2007 avec à son bord environ 400 sympathisants.


Ce dernier barrage du projet GAP verra sans doute le jour, bien que ce soit le seul des 22 que compte le projet global qui ait résisté jusqu'à aujourd'hui. Hasankeyf me fait penser à ce village habité par Astérix et Obélix, ce village d'irréductibles qui refuse de se laisser prendre par la Gaule !

Pour ma part, je vais tous les ans, faire mon "pélerinage" sur place, prendre des centaines de photos, discuter avec les amis que je me suis fait en 4 ans, prendre le pouls de mon endroit préféré en Turquie.

     
                                         Durant la leçon d'anglais à l'école primaire Atatürk
   

































Jolies nénettes de Hasankeyf

Tous ceux qui me connaissent ont appris à connaître Hasankeyf, car ce lieu fait partie de moi, de ma nouvelle vie ici. C'est un attachement très fort que je lui porte et je pense souvent à ces nombreux enfants qui vont vivre un déchirement, tout comme leurs parents.



          

                                                                       A la sortie des cours

          

                                        

par Nat publié dans : Sud-Est communauté : Turquie
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Jeudi 20 décembre 2007


La fête du sacrifice coïncide avec la fin du pèlerinage annuel à La Mecque. Elle est célébrée, chaque année, deux mois et dix jours après la fin du Ramadan et dure quatre jours à partir d'aujourd'hui.

Quelques semaines auparavant fleurissent dans les différents quartiers des tentes de plus ou moins grandes tailles où se retrouvent les bêtes mises en vente et destinées au sacrifice. Les prix varient de 120 à 2000 Euros selon les animaux.

 
                                                    Quartier de Balat, bêtes à vendre                                         

On égorge des veaux, des moutons ou des béliers. Je vois déjà la mine dégoûtée que certains d'entre vous font à présent.

Mais qui d'entre vous sait exactement pourquoi ?

Cette fête commémore, dans la religion musulmane, l'acte de soumission à Dieu du prophète Abraham (né à Urfa dans une grotte que j'ai visité, mais on en reparlera lors d'un autre article). Dieu lui avait en effet demandé de sacrifier son fils unique Ismaël. Abraham, qui aimait son enfant, eut une vision au cours de laquelle il se vit égorger son fils. Il en parla à ce dernier qui demanda à son père d'exécuter les ordres de Dieu. Abraham était prêt à sacrifier son enfant mais Dieu intervient et l'enfant fut remplacé par un bélier envoyé des cieux. La fête a pris le nom de fête du sacrifice et la tradition est de sacrifier un animal et de manger sa viande en la partageant .

   
                          Habituel parking près de la mosquée de Soliman transformé en abattoir


Selon la religion musulmane, un tiers de la viande sera cuit immédiatement dans la maison du propriétaire de l’animal, un tiers doit être distribué aux pauvres et le dernier tiers doit être réparti entre voisins et parents.

Attention aux âmes sensibles qui pourraient être choquées par certaines photos qui vont suivre. 

                   

Ce sont en principe des bouchers professionnels qui sont chargés de cette tache dans des lieux aménagés pour la circonstance et définis par les municipalités. Malgré les mises en garde, chaque année, quelques individus s'improvisent comme bouchers et se blessent parfois très grièvement, le maniement des couteaux n'étant pas à la portée de chacun.
     

 


                                                         

Durant ces jours fériés, il est de tradition de rendre visite à la famille, aux voisins, aux amis, de partager un repas, du chocolat, des loukoums et autres délices. C'est une fête de partage et de solidarité.

De même, on honore les morts en se rendant dans les cimetières pour se recueillir sur les tombes et prier, comme à la Toussaint pour les catholiques.

par Nat publié dans : Actualité communauté : Turquie
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Lundi 17 décembre 2007


C'est le 17 décembre 1273 qu'est mort Celadeddin Rumi, plus connu sous le nom de Mevlâna dont la signification est "notre guide".

       
                       

     Tableau (huile et pierres) représentant  Rumi et réalisé par  l'artiste İ. Fehim İbrahimhakkıoğlu  
                                                                                                                                                                                                                                                                                

Si je vous dis "derviches tourneurs", cela doit bien vous évoquer quelque chose n'est-ce pas ??

                                                                              

Rumi est né en Afghanistan en 1207. On fête d'ailleurs cette année en Turquie, à Konya et à Istanbul principalement,  mais aussi en France, le 800ème anniversaire de sa naissance.

Sa famille s'est installée en Konya, en Anatolie Centrale, en 1228, après avoir été obligée de fuir son pays suite à l'invasion des Mongols. C'est là qu'il rencontre, quelques années plus tard, un disciple soufi (mystiques musulmans) dénommé Şems de Tabriz qui va changer sa vie. A la mort de ce dernier, Rumi se réfugie dans la méditation et rédige une oeuvre majeure de poésie, le Mathnawi (ou mesnevi en turc). 

A la mort de Rumi, donc en 1273, son fils, Sultan Veled, a organisé ses disciples en confrérie appelée les Mevlevis, ou derviches tourneurs. 

L'ancien tekke et l'ermitage de Konya où se retrouvaient Mevlâna et les siens pour prier et danser est devenu en 1926 musée Mevlâna après la décision d'Atatürk d'abolir les ordres soufis. Le musée était en 2005 le 3ème musée turc de part sa fréquentation avec près de 1,4 millions de visiteurs.

                      


Rumi y est enterré et son tombeau, revêtu de la coiffe du maître, est un haut lieu de pélerinage du culte musulman.
                  

                    

En 1954 toutefois, la danse des derviches a retrouvé ses lettres de noblesse, mais pour son caractère folklorique uniquement. Les personnes que vous pouvez voir évoluer n'ont toutefois pas été initiés au rituel de cet ordre et n'ont pas connu l'épreuve des 1001 jours de service passés dans le couvent à la disposition de leur maître spirituel
(informations  recueillies dans l'ouvrage de Thierry Zarcone "La Turquie - de l'Empire ottoman à la République d'Atatürk")

                                

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Samedi 15 décembre 2007


Il y a un peu plus de 3 ans, je suis tombée (sans me faire mal, rassurez-vous) sur une revue Atlas (l'équivalent du Géo en France) où se trouvait en couverture une photo qui "m'a parlé". Curieuse comme je suis, j'ai feuilleté les pages relatives à cette photo et j'ai découvert un nom, Hasankeyf ! Je me suis dit "faut absolument que j'y aille, ça a l'air magnifique".

J'ai contacté ma copine Roxane qui connaissait bien le sud-est turc pour lui demander si ce nom lui était connu. Evidemment, quand on est photographe et qu'on a vadrouillé dans cette région du pays, on ne peut ignorer cet endroit.

En septembre 2004, je m'y suis rendue pour la première fois et j'ai découvert ceci :

                                          
                                          
Un choc, ce village bâti le long du Tigre, sorti de la nuit des temps, un coup de foudre, comme une rencontre amoureuse ! 

Cette cité, qui compte actuellement 3600 âmes moitié kurdes, moitié arabes, située dans le Sud-Est de la Turquie, à une trentaine de kilomètres au sud-est de la ville de Batman, ne laisse personne indifférent.

                                      


Plusieurs milliers de grottes troglodytiques habitées depuis la nuit des temps et disséminées des deux côtés du fleuve, une citadelle construite par les Ayyoubides au XIIIème siècle surplombant le cours d’eau de ses 150 m de haut

                     


le vieux pont érigé par un seigneur artukide au début du XIIème siècle dont il reste une arche et 3 piliers, le tombeau de Zeynel Bey revêtu de céramiques turquoise (milieu du XVème siècle), seul monument de ce type encore existant en Anatolie, la mosquée el-Rizk bâtie en 1409 par un sultan Ayyoubide

                        
                  
 
           

sont une partie des œuvres majeures visibles aujourd’hui …. Mais jusqu’à quand et pourquoi ?

Vous en saurez plus dans le prochain article...


                             


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Samedi 15 décembre 2007


Il y a un peu plus de 3 ans, je suis tombée (sans me faire mal, rassurez-vous) sur une revue Atlas (l'équivalent du Géo en France) où se trouvait en couverture une photo qui "m'a parlé". Curieuse comme je suis, j'ai feuilleté les pages relatives à cette photo et j'ai découvert un nom, Hasankeyf ! Je me suis dit "faut absolument que j'y aille, ça a l'air magnifique".

J'ai contacté ma copine Roxane qui connaissait bien le sud-est turc pour lui demander si ce nom lui était connu. Evidemment, quand on est photographe et qu'on a vadrouillé dans cette région du pays, on ne peut ignorer cet endroit.

En septembre 2004, je m'y suis rendue pour la première fois et j'ai découvert ceci :



                                          undefined
                                          
Un choc, ce village bâti le long du Tigre, sorti de la nuit des temps, un coup de foudre, comme une rencontre amoureuse ! 

Cette cité, qui compte actuellement 3600 âmes moitié kurdes, moitié arabes, située dans le Sud-Est de la Turquie, à une trentaine de kilomètres au sud-est de la ville de Batman, ne laisse personne indifférent.

                                      Photo-023---le-Tigre----l-est-du-pont.jpg

Plusieurs milliers de grottes troglodytiques habitées depuis la nuit des temps et disséminées des deux côtés du fleuve, une citadelle construite par les Ayyoubides au XIIIème siècle surplombant le cours d’eau de ses 150 m de haut

                      Photo-399.jpg


le vieux pont érigé par un seigneur artukide au début du XIIème siècle dont il reste une arche et 3 piliers, le tombeau de Zeynel Bey revêtu de céramiques turquoise (milieu du XVème siècle), seul monument de ce type encore existant en Anatolie, la mosquée el-Rizk bâtie en 1409 par un sultan Ayyoubide


                 


Photo-111.jpg
 
sont une partie des œuvres majeures visibles aujourd’hui …. Mais jusqu’à quand et pourquoi ?

Vous en saurez plus dans le prochain article...


                             
par Nat publié dans : Sud-Est communauté : Turquie
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Jeudi 13 décembre 2007


C'est incroyable ce qu'il y a comme églises de toutes confessions dans ce pays ! Je n'en ai jamais visité autant que depuis que j'habite ici. 

Entre les orthodoxes, les arméniennes, les géorgiennes, les catholiques et les autres, il y en a pour tous les goûts.

Il ne faut pas oublier que la Turquie a toujours été habitée par des populations très éclectiques.

Voici une petite sélection de mes préférées (même si les 10 doigts de la main ne suffisent pas) :

L'église Sainte-Hélène située dans le village de Sille à une dizaine de kilomètres de Konya en Anatolie Centrale


                   


Elle a été construite en 327, excusez du peu ! Si vous passez par là-bas, vous pouvez la visiter sauf le lundi. Elle mérite votre intérêt !


                 

Tout au nord d'Erzurum, ont été construites différentes églises géorgiennes. Ma préférée est celle d'Ishank, qui date du XVIIIème siècle, et qui est perchée dans un cadre somptueux au milieu de la montagne.

                                                                               
   

                                                                                

Dans le village de Hah (Anitli) situé dans le sud-est de la Turquie, à une trentaine de kilomètres de Mydiat, l'église de la vierge Marie. Je l'ai découverte en compagnie d'une copine photographe il y a 3 ans et ce fut comme un rêve.

Au milieu de nulle part, dans ce village presque fantôme où il reste une dizaine de maisons à peine, une merveille a été érigée là il y a 2000 ans.

Pour trouver ce lieu, pas la peine de chercher sur une carte, vous ne trouverez pas. Heureusement qu'à l'époque un copain guide d'Urfa a pu nous donner quelques indications pour y accéder.


                                  


C'est l'une des plus anciennes églises de la Chrétienté et l'un des joyaux de l'architecture syriaque.

Une légende entoure la naissance de l'église de Hah. Celle-ci relie directement la construction de l'église avec la naissance de Jésus : douze rois arrivèrent de l'Est en suivant une étoile qu'ils reconnurent comme signe de la naissance d'un roi, au pays de Judas. Le roi de Hah les reçut et ils envoyèrent trois d'entre eux vers Jérusalem. Ceux-ci trouvèrent l'enfant Jésus et lui firent des présents. Comme souvenir, ils reçurent un lange du nouveau-né.

                   
                   
 
De retour à Hah, ils ne purent se décider à diviser ce lange entre eux. Ils le brûlèrent donc pour s'en partager les cendres. Celui-ci, en brûlant, se transforma en douze médailles d'or. Lorsque les rois virent ce miracle, ils décidèrent d'ériger un monument en l'honneur de la Sainte-Vierge, édifice qui devrait subsister jusqu'à la nuit des temps. C'est dans le champ qui se trouve à côté de l'étang de Hah que l'on dit que le miracle s'est produit.

par Nat publié dans : A travers la Turquie communauté : Turquie
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Mardi 11 décembre 2007

Qu'est-ce que j'aime cette ville !!

C'est normal, elle est folledingue comme moi !

C'est un mélange de contrastes permanents, de couleurs, d'odeurs, de bruits. 
                                                                                               
J'ai un petit faible pour tous ces marchands ambulants qui arpentent les rues en proposant le sourire en plus de leurs marchandises.


                   
                 Marchande de graines et vendeur de drapeaux devant la Yeni Camii (Nouvelle Mosquée)


                             
                                                       A Galatasaray                   

Ils font partie intégrante d'Istanbul et en général de toutes les villes turques.


             
                                     Vendeur de simits de Sultanahmet
 

        
                                                                Vendeur de fruits à Tünel
par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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