Dimanche 30 mars 2008

 
A 1225 m d’altitude et 3 heures de minibus de la ville de Sivas, se dresse un joyau architectural impressionnant, en plein coeur de l’Anatolie Centrale, le complexe de l’Ulu Cami et Darüşşifa.  

En ce 8 septembre 2007 de bon matin, je suis bien décidée à prendre la journée pour me rendre à Divriği dont la grande mosquée et l’hôpital psychiatrique sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1985.


La route traverse des paysages magnifiques, en particulier entre Kangal (d’où sont originaires les chiens de berger qui portent ce nom) et Divriği. Elle zigzague et grimpe en même temps, laissant entrevoir par moments des formes qui me rappellent celles de la Cappadoce.
                                     

                                     

                                         Paysages lunaires sur la route de Divriği

A peine arrivée, je demande la direction du site qui n’est qu’à 10 petites minutes à peine, dans le haut de cette petite ville d’environ 15000 habitants. Heureusement car la température frôle les 40º et il n’y a pas l’ombre d’une brise.


En m’approchant, rien ne me laisse encore deviner ce qui m’attend. De loin, ma première impression est un sentiment de crainte d’avoir fait une telle distance pour finalement être déçue.                                

                                          

                                 Le complexe vu d'un peu loin n'a pas d'attrait particulier

Construits en 1228 par l’émir local Ahmet Şah et son épouse Fatma Turan Melik, les deux monuments, l’Ulu Camii et l’hôpital psychiatrique (Darüşşifa) sont contigus.


Deux gardiens sont installés dans l’entrée de l’ancien centre de traitement des aliénés, conversant autour d’un thé. Pas de droit d’entrée à acquitter, pas de guérite de sécurité… et aucun touriste à mon arrivée…


Ce lieu dégage une atmosphère particulière et j’imagine aisément le clapotis de l’eau dans le bassin octogonal et la musique adoucir les maux des malades puisque c’est ainsi qu’ils étaient soignés à l’époque.
             

       
                   
                              L'imposante salle de la Darüşşifa                                                     

 
                                   Le bassin central  


Les deux portails de l’entrée nord de la mosquée sont un déploiement de détails architecturaux somptueux de style seldjoukide : des motifs géométriques, des médaillons, des pierres ouvragées, des formes élancées, une merveille hors du commun.

 
                                                  

                  
                               


L’intérieur de la mosquée tranche totalement, d’une sobriété déconcertante et dégage presque une certaine sévérité.


La porte ouest est également finement travaillée, ornée de représentations d’oiseaux et d’animaux.
              

                          
                                        
                                             Toujours plus proche pour apprécier les détails


             

         
            
                               


Je suis restée plus d’une heure à admirer ce chef d’oeuvre qui mérite d’être plus connu qu’il ne l’est avant de redescendre dans le centre du bourg, non sans avoir jeté un oeil sur la citadelle toute proche mais en restauration lors de mon passage, ainsi qu’un hammam situé vers le bas.


La petite ville possède également quelques kümbets qui sont des tombeaux seldjoukides datant de la fin du XIIème et du début du XIIIème siècle.
     

 

             

Il fait bon se promener dans les ruelles ombragées et couvertes de treilles et se protéger ainsi de l’ardeur du soleil en cette fin d’été avant de monter dans le mini-bus pour Sivas.
par Nat publié dans : Anatolie Centrale communauté : Turquie
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Vendredi 28 mars 2008

Pour aller à mon fameux cours de photo, je prenais chaque samedi matin le métro à Taksim. Au bas de l’escalier qui part de la place, se trouve une petite salle qui accueille souvent des expositions de qualité, que ce soit de l’artisanat, de la peinture, des photos, etc.

 

Et la semaine dernière, au retour, je me suis arrêtée pour voir ce qui était exposé par l’association de l’amitié des femmes turques et pakistanaises.

  
       Photo-653---entr-e.jpg     Photo-651---2-ensembles.jpg
                                   

                                               Photo-652---d-tail-haut-noir-copie-1.jpg
 

Un vrai régal pour les yeux quant aux œuvres faites main qui étaient exposées, beaucoup de similitudes quant au type d'artisanat.

                Photo-643---haut-jaune.jpg      Photo-646----tole.jpg

Il y avait principalement des tenues féminines, des ensembles composés d’un haut et d’un pantalon, des étoles également, des petites babioles.

 

               Photo-642---ensemble-noir.jpg       Photo-649---haut-rouge.jpg    

                                           Photo-650---d-tail-rouge.jpg

Ce sont surtout les vêtements qui m’ont interpellée, le raffinement de ces créations de toute beauté et j’avais envie de vous en montrer quelques unes.
                           

par Nat publié dans : Actualité culturelle communauté : Istanbul
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Jeudi 27 mars 2008

Samedi dernier s’est déroulé le 8ème et dernier cours photo auquel j’ai assisté, dispensé par notre maître, Muammer Yanmaz.

 

Tombé dans la photo à l’âge de 16 ans, peu enclin aux études, il décide de devenir photographe et de ne gagner sa vie que par la photo.

 

Caractère bien trempé, très communicatif, débordant d’énergie, à l’humour bien acerbe, Muammer est avant tout, à mes yeux, un portraitiste même s’il est passé par les photos sportives et celles destinées à la publicité. 

          Photo-695---Muammer.jpg             Photo-225--Muammer-copy.jpg
 

Chacune de ces photos relate une histoire, un moment de vie.

 

Ses tiroirs regorgent de projets, entre autres 40 stations de métro à Londres et New York après celles de Paris pour lesquelles 40 artistes ont été impliqués.

 

40 accouchements également à l’hôpital américain d’Istanbul dont une trentaine déjà réalisés. Ces enfants seront suivis et à certains âges, repris en photo …

 

Au cours de ce stage passé en sa compagnie, j’ai appris bien des choses … et pas toujours tout compris pour autant, les cours dispensés en turc et le débit rapide.



                              Photo-288---les-Haramiler-en-sortie-copy.jpg

Il s’est d’ailleurs bien permis un jour de m’autoriser à dire une expression bien typique quand je n’avais rien compris fransız kaldım” ! Franche rigolade générale !

 

D’entrée de jeu, certaines prises de vue ont été interdites comme les enfants, les chats, les marchands de rue, les personnes âgées. C’est bien autre chose qu’il attendait de nous pour nous obliger à aller au-delà de nos habitudes, avoir une vision différente des gens à photographier, un vrai travail sur soi-même, une curiosité exacerbée et une imagination à travailler.

 

Beaucoup de plaisir, un groupe très uni et super sympathique dans lequel s’intégrer n’a posé aucun problème, bien au contraire.

 

En fin de stage, nous avons eu notre diplôme de “harami” ! Nous faisons partie à présent du cercle des 40 voleurs (qui sont en fait plus près de 400 à l’heure actuelle) qui entourent Muammer, notre Ali Baba...


        24-donem.JPG     
Haramiyim-2.JPG


Les échanges ne sont pas terminés pour autant, nous restons en contact grâce au groupe constitué sur internet, tant le nôtre que la famille au complet car c’est en une. Au programme, des partages de photos, des critiques, des sorties, encore de bons moments en perspective !

 

Ali Baba ve 40 haramiler, çok çok memnun oldum !

par Nat publié dans : Vie quotidienne communauté : Istanbul
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Mardi 25 mars 2008

On est mardi et le mardi que se passe-t-il ? A Kadiköy, sur la rive asiatique d’Istanbul, se tient le plus grand marché de la ville tout près du stade de Fenerbahçe, célèbre équipe de foot locale.

 

La météo s’annonce pluvieuse mais c’est parti tout de même et qui vivra verra !

 

Une traversée en « vapur », le bateau local, une petite dizaine de mn de marche et me voilà arrivée … en même temps que la pluie d’ailleurs.

 

Si vous voulez vous refaire votre stock de chaussettes, de sous-vêtements, de tee-shirts, de pyjamas, de chaussures... bref de votre garde-robe complète, vous êtes à la bonne adresse !


          Photo-705---chaussettes.jpg       Photo-709--sous-v-tements.jpg
      
Les chaussettes ne sont pas suspendues pour sécher, mais pour être présentées. Quant aux petites culottes, c'est toujours un homme qui vous aidera dans votre choix pour trouver la taille adéquate !!!


      Photo-720---pyjamas-copie-1.jpg Des pyjamas de toutes les couleurs !
 
                  Des tee shirt discrets !    Photo-721---tee-shirt.jpg  
 
       Photo-739---b-b-.jpg   Tout ce qu'il faut pour habiller bébé           

                             Photo-746---chaussures.jpg    
                  La chaussure à vos pieds...enfin quand elle sera descendue de son étendoir !

                Photo-733---sous-v-tements-plus-coquins.jpg  Lingerie pour les soirées coquines...

Mais ce n’est pas tout, vous y trouverez tout ce qu’il faut pour la maison, vaisselle, linge de lit, de table, rideaux, même... les  couteaux magiques qui font de vos légumes des oeuvres d'art !


                                  Photo-718---couteau-magique.jpg 

 
Un p’tit besoin d’accessoire, pas de souci, c’est toujours là ! Maquillage, tout le nécessaire pour accrocher vos cheveux, montres, sacs et j’en passe, c’est encore là que vous trouverez votre bonheur à tout petit prix.


                            Photo-728---accessoires-cheveux.jpg
                           Des fausses mèches aux barrettes en tous genres
 

Et bien entendu, vous vous dites que le frigo est vide. Il suffit d’aller vers le fond du marché pour faire le plein de fruits, de légumes, de fromages, d’olives, de fruits secs, d’épices, de poissons.

  
     Photo-751---artichaut.jpg  Des coeurs d'artichaut prêts à l'emploi

                     ou bien d'autres joliment présentés ...

                           Photo-764---joli-artichaut.jpg

      Photo-776---l-gumes.jpg Ils sont beaux mes poireaux, elles sont belles mes carottes et mes salades, je ne parle même pas de mes choux...

                               Photo-780---salades.jpg

                    Certains font vraiment des efforts pour vous donner envie d'acheter même le légume que vous détestez le plus !

                             
                                            Photo-791---grenades.jpg 
                               A consommer en grains, en jus... mais pas lacrymogène...

Non seulement vous aurez l’embarras du choix, votre porte-monnaie ne sera pas vide au retour et vous vous souviendrez de l’agréable moment passé avec les différents chalands qui vous accueilleront tous avec le sourire et vous réserveront le meilleur service.

          Photo-760---patates---oignons.jpg

                               Toujours avec le sourire ... quand ce n'est avec la franche rigolade !
 
                                                  Photo-790---fruits.jpg

par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Lundi 24 mars 2008

Situé à 2600 m d’altitude, ce village hors du temps composé d’environ 40 ou 50 maisons et dont les origines remonteraient à 1700 environ, est situé à plus d’une heure de route cahoteuse de la ville la plus proche, Hanak. Les steppes montagneuses sont omniprésentes et la Géorgie n’est pas très loin, environ 70 km à vol d’oiseau je crois bien !

                     

 

C’est le village natal de mon meilleur ami turc qui vit en France, Enver, et j’ai eu l’immense plaisir de découvrir ce coin de pays l’été dernier.

 

Des nomades turkmènes ont choisi cet endroit il y a 300 ans en raison de la proximité d’une rivière et ont orienté les maisons qu’ils y ont construites vers le sud pour profiter également de l’ensoleillement. D’autres familles sont venues les rejoindre petit à petit.

                                    
                                     Photo-563---Asagi-Aydere-K-y--copy.jpg
                                                            Aşağı Aydere  
 

Le village s’appelait Aşağı Zurmal (l’équivalent de Zurmal-le-Bas) et un peu plus loin il y a l’ancien Yukarı Zurmal (Zurmal-le-Haut). Le nom actuel de Aşağı Aydere  (et Yukarı Aydere) a été attribué dans les années 50-60. L’origine de ce nom vient des ours qui peuplaient la gorge toute proche.


Les maisons ont l'air inexistantes ; faites de pierre, le toit est plat et dépasse à peine du sol. Elles sont blotties contre les dénivelés de terrain, pour mieux faire face au froid. 

                               
Une vie dure mais dans un cadre magique ! Des hivers où pendant des semaines, les tempêtes de neige empêchent toute âme qui vive de se déplacer…


                                         Photo-560---Ismail-amca-copy.jpg Ismail amca
 


Les routes actuelles ont été tracées dans les années 1980, l’électricité est venue en 1986, il n’y avait alors qu’un seul téléphone pour tout le village, chez le muhtar (le maire). Pas de facteur ici, pas de poste, le courrier est acheminé par les mini-bus qui desservent le secteur.


Durant les trois mois d’été, les yayla (hauts plateaux) alentours situés à 3000 – 3200 mètres sont les lieux de vie de tous les villages alentours.


   
Photo-591-----l-approche-des-yaylas-copy.jpg  Trois villages turkmènes composent ce yayla


                    
    Retour des troupeaux en fin de journée   Photo-621---retour-du-troupeau-copy.jpg

Les troupeaux paissent en journée ; le lait, le beurre, le fromage, l’ayran, ce yaourt additionné d’eau et salé sont produits sur place. Les femmes, les enfants sont tous occupés.  Le miel aussi est produit ici est quantité, des ruchers sont visibles partout. La journée de travail achevée, les hommes se retrouvent au café-épicerie du village pour raconter leur journée autour du thé traditionnel.


                    Photo-609---sourires-feminins-copy.jpg 
L'accueil est chaleureux !


              L'épicerie-café     Photo-603-l--picerie-caf--copy.jpg

On rencontre çà et là des hommes à cheval, d’autres menant tant bien que mal leur tracteur ramasser les foins à travers les bosses et les ruisseaux environnants.

 

    

 

                              Au travail  !!!
                                                            Photo-622---tracteur-copy.jpg

Je compte bien retourner cet été sur place, revoir tous ces gens adorables que je n’ai pas vus assez longtemps à mon goût, mieux connaître encore le passé tumultueux de cet endroit perdu mais si chaleureux, faire la tournée de tous les yayla du coin, m’imprégner de leurs cultures, de leurs richesses, de leurs modes de vie.

  
                                   Photo-633---Enver-et-ses-deux-princesses.jpg 
 
                                    Enver et ses deux belle-soeurs, Tamile et Hülya

Cette source d’informations, je souhaite qu’une trace puisse en rester pour perpétuer la mémoire des aïeuls, afin que les jeunes générations sachent comment vivaient leurs ancêtres dans des coins reculés tels que celui-ci… et n’oublient pas !!

par Nat publié dans : Nord et Nord-Est communauté : Turquie
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Dimanche 23 mars 2008

Bonnes fêtes de Pâques à tous les lecteurs chrétiens !

Les cérémonies religieuses seront nombreuses dans les églises de la ville et du pays.

J'ai gardé en souvenir la vitrine de la célèbre pâtisserie Markiz sur Istiklal Caddesi à l'approche de Pâques 2005.

           IMGP8126---la-vitrine-de-la-p-tisserie-Markiz.JPG

Si vous voyez passer près de vous le lièvre de Pâques, demandez-lui s'il ne lui reste pas une petite poule ou un oeuf en chocolat à me faire parvenir !!! Merci d'avance ...

                                           IMGP8127---P-ques-se-pr-pare.JPG

par Nat publié dans : Actualité communauté : Istanbul
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Samedi 22 mars 2008

 

Chaque année depuis 1993, l’O.N.U. (Organisation des Nations Unies) veut sensibiliser l’opinion quant à ce bien qui se rarifie d’année en année, l’EAU !

 

C’est en principe toujours le 22 mars qu’a lieu la Journée Mondiale de l’Eau mais cette année certaines manifestations ont été avancées d’un jour en raison des fêtes de Pâques dans certains pays comme la France.

 

Selon le rapport de l’O.N.U., la Turquie va connaître des problèmes sérieux en 2025 et si elle ne peut pas acquérir de nouvelles réserves, d’ici 2040, la guerre de l’eau sera déclarée.

 

L’été dernier en particulier, le manque de pluviosité a considérablement tari les réserves des barrages et des mesures de restrictions ont été prises dans certaines villes du pays.

 

La mairie du Grand Istanbul avait alors lancé une campagne de sensibilisation sans précédent dans tous les quartiers de la ville.


                               Photo-003---comment--conomiser-de-l-eau.jpg 


On a vu fleurir des panneaux expliquant de façon simple et imagée comment une famille composée de 4 personnes peut économiser 150 tonnes d’eau en un an :

 

- 18 tonnes en ne laissant pas les robinets ouverts par exemple pour laver les légumes (ceux-ci devraient l’être dans un contenant d’eau donné)

- de 26 à 40 tonnes en faisant la vaisselle à l’aide d’un lave-vaisselle plutôt qu’à la main

- 18 tonnes en prenant une douche de courte durée

- 10 tonnes en fermant le robinet quand on se rase

- 38 tonnes en le fermant quand on se brosse les dents

- 16 tonnes en ne faisant pas fonctionner un siphon d’évacuation inutilement.

 

D’autre part, il est fortement recommandé de faire réparer les fuites d’eau même minimes. Une goutte par seconde représente une perte d’une tonne d’eau en un an !


          Photo-631---sur-le-point-de-tomber.jpg 
           Photo-636---la-goutte-est-tomb-e.jpg


Actuellement, un autre panneau est visible dans des lieux passants tels que Taksim. Il indique que des travaux viennent de se terminer dans le cadre des mesures de prévention contre le manque d’eau avec une phrase choc «pour éviter de rester sans eau, les mesures viennent de nous, les économies viennent de vous ! »


                          Photo-613---travaux-pour--viter-le-manque-d-eau.jpg 


A titre d'information, il existe un site internet turc sur le sujet :
http://www.suyunubosaharcama.org/


Il incombe à chacun d'entre nous de faire les efforts nécessaires pour préserver ce bien vital.

par Nat publié dans : Actualité communauté : Turquie
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Mercredi 19 mars 2008

Photos interdites aux moins de .... 18 ans ! (clin d'oeil)

Le sujet d'aujourd'hui est bien plus léger mais tout à fait d'actualité, je veux parler des chats de mars, ou plutôt de leur agitation, de leurs cris !

Depuis quelques temps, on entend miauler à qui mieux mieux un peu partout, en particulier dans mon quartier où les chats sont légion.

La fameuse période de chaleur a commencé bien avant que les bourgeons ne pointent le bout du nez au niveau de la végétation.

      Photo-090---attaque-f-line.jpg  A l'attaque !

          Et la tendresse bordel !       Photo-091---les-chats-turcs-sont-chauds--.jpg


Entre les minettes qui ne savent plus comment faire qui, pour faire du charme aux beaux mâles, qui pour s'en débarrasser, les bruits ambiants sont presque permanents, diurnes et ... parfois nocturnes.

Aucune discrétion lorsqu'on mène la danse, le spectacle est dans la rue... et les spectateurs poilus à 4 pattes... et à 2 pattes sont également présents pour en profiter !


  Photo-096---mart-kedileri.jpg   Toujours un compère dans les parages !

                   Voire plus....   Photo-097--spectacle-matinal---Cihangir.jpg
                  
Il m'est déjà arrivé (pas encore cette année) de balancer de l'eau froide par la fenêtre pour calmer les ardeurs ... et surtout les ardeurs vocales de la gente féline en plein délire !

Quant à ma chatte kidnappée il y a bientôt deux ans, après avoir supporté quelques mois ses miaulements et son spectacle de "j'en veux aussi !" aux heures de pointe, le problème a été résolu depuis après un passage obligé chez le vétérinaire.

par Nat publié dans : Actualité communauté : Istanbul
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Mardi 18 mars 2008
Afin de réaliser mon billet publié hier sur un court aperçu de la vie de Roxelane, je me suis inspirée entre autres des informations recueillies dans un très beau livre que je conseille à tous ceux et celles (surtout) qui voudraient en savoir plus sur le harem.
 
Il s’agit de «Mystère des Ottomans – le Harem » écrit par Ilhan Akşit traduit dans plusieurs langues, dont en français. On le trouve facilement à Istanbul ; par contre de mes recherches faites sur le net, hormis la maison d’éditions turque dont le stock semble épuisé (en tout cas sur leur site), je ne l’ai vu sur aucun site connu.
  
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A la fin de la lecture de la vingtaine de chapitres qui composent ce très bel ouvrage, vous saurez tout ou presque sur les esclaves, les favorites, les concubines, les épouses, les eunuques, les reines-mères et j’en passe…
 
C’est un livre qui réconcilie avec l’histoire car il est très agréable à lire et illustré de très nombreuses reproductions, représentations, photos.     
  
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D’autre part, je recommande également un film réalisé en 1999 par le réalisateur Ferzan Özpetek « le dernier harem » retrace les souvenirs d’une femme au passé d’odalisque (esclave au service des femmes du harem) sous le règne du sultan Abdulhamit à Istanbul au début du XXème siècle.

Offerte au sultan par un pacha dont elle est esclave, la jeune Safiye, d’origine italienne, se distingue naturellement des autres femmes par son intelligence et sa beauté. De sa complicité avec Nadir, l'eunuque noir chargé de la surveillance des femmes du harem, ne tarde pas à naître une passion secrète. Les deux amants vont s'employer à faire accéder Safiye au rang de favorite du sultan. Mais à l'extérieur du palais, la révolution est en marche.
 
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Le rythme du film est assez lent mais la musique, le tournage très délicat et l’histoire de cette femme sont une invitation à la suavité et au raffinement des lieux où elle a passé une grande partie de sa vie.
 
 
par Nat publié dans : A lire ou à regarder communauté : Istanbul
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Lundi 17 mars 2008

Nous sommes en 1521 et aujourd'hui j'ai un rendez-vous qui va changer le cours de ma vie malgré mes 17 ans à peine !

Je m'appelle Aleksandra Lisowska et mon père était pope en Ruthénie près de la frontière russe. J'ai été prisonnière de guerre durant la campagne de Crimée sous le règne du sultan Selim 1er. J'ai été vendue comme esclave à Makbul Ibrahim Pacha qui m'a donné une solide éducation.

J'ai ensuite été offerte en cadeau à la reine-mère, la sultane Hafsa à qui mes bonnes manières et ma grâce ont beaucoup plu. C'est elle qui m'a envoyé au harem de son fils Soliman le Magnifique après m'avoir donné le nom de "Hürrem", ce qui veut dire "joyeuse".

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Pour l'instant, je ne suis qu'une modeste esclave mais je compte bien faire le nécessaire afin que le sultan me remarque !

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                                        Entrée du harem au palais de Topkapı

J'ai revêtu mes plus beaux atours et je me retrouve alignée à côté d'autres prétendantes. Contrairement aux autres qui gardent les yeux baissés lorsque le sultan commence à passer devant elles, je garde la tête haute et le regarde sans broncher. Mon regard malicieux, mon nez retroussé, mon teint clair et mes seins lourds ont semble-t-il fait craquer le souverain car c'est moi qu'il choisit. 

           Première cour du harem   IMGP026---Harem-de-Topkapi.JPG

Ce soir, on me lave et on me parfume. Je ne dois pas rater la chance de ma vie ! Je déploie toutes mes prouesses cette nuit pour contenter le sultan. Au matin, le nombre et la qualité des cadeaux qui me sont offerts par lui laissent croire qu'il est plus que satisfait. Je deviens rapidement sa favorite et je le revois de plus en plus souvent.

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                                Marbre et robinets en or dans le hammam du harem
                                      
Je tombe enceinte rapidement et après avoir donné naissance à mon premier fils Mehmet, j'ai voulu quitter le harem mais Soliman le Magnifique, contrairement aux traditions, a souhaité m'épouser et je devins la seconde épouse du célèbre sultan. Je donnerai trois autres fils à ma Majesté : Selim, Beyazıt et Cihangir. Le malheur s'est abattu sur Mehmet qui meurt très jeune de mort naturelle et Cihangir qui souffre d'épilepsie.

                                  IMGP034---Peintures-murales.JPG
                                         Peintures murales dans un salon du harem

Je suis tellement rusée que j'arrive à faire exiler sa première femme, la sultane Mahidevran avec qui je me suis battue ; j'ai exagéré la teneur de mes blessures et ai réussi à convaincre mon bien-aimé époux que cette autre épouse, à l'origine de mes plaies.

                                      IMGP035---Salon.JPG
                      Murs revêtus de faïences d'Iznik, plafonds dorés et portes en bois précieux

Je profite bien du grand amour que me porte le sultan et je passe pour capricieuse et habile pour arriver à mes fins. Je fais le ménage autour de moi en organisant le meurtre d'Ibrahim Pacha, ami de mon cher Soliman qui l'a nommé premier vizir. C'est mon propre mari, convaincu de ma bonne foi, qui a ordonné que celui-ci soit étranglé par un gardien sourd-muet  après un copieux festin au palais de Topkapı.  
                                          
        IMGP031--Harem-de-Topkapi.JPG       IMGP045---Le-salon-imp-rial.JPG
           Chaque pièce est un oeuvre d'art                 Le salon impérial construit en 1585

Je me suis ensuite occupée de Mustafa, le prince-héritier ! Mon sultan adoré, avec beaucoup de remords et de regrets, le fera condamner à mort et  étrangler...

Après ces épisodes tragiques, je me suis quelque peu assagie pendant que mon mari s'adonne de plus en plus à la religion, avec son chagrin pour nouveau compagnon. A présent que je me suis débarrassée de tous ceux et celles qui me faisaient de l'ombre, je m'occupe de fondations pieuses.

    IMGP054---LA-SALLE-AUX-FRUITS.JPG      IMGP055---salle-aux-fruits.JPG
La salle aux fruits date de 1705 ; salon privé d'Ahmet III, les murs plaqués de bois de laque sont revêtus de peintures murales disposées en panneaux présentant des fruits et des fleurs en assiettes, en pots ou en bouquets.


Je quitte ce monde le 17 avril 1558 à l'âge de 54 ans. Lorsque mon sultan meurt à son tour en 1566, nous nous retrouvons tous près l'un de l'autre, chacun dans notre mausolée juste à côté de la mosquée qui porte son nom sur une des 7 collines d'Istanbul.

J’ai vécu une bonne partie de ma vie dans le harem du palais de Topkapı et je voulais profiter pour vous raconter un tant soit peu ma vie et vous faire découvrir mon univers quotidien qui occupe une superficie de 15000 m2 et environ 400 pièces, juste pour le harem.

                         Photo-084---la-cour-des-favorites.jpg

Je n’ai pas connu toutes les pièces car les sultans successifs ont chacun fait aménager selon leurs envies.
par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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