Jeudi 29 mai 2008

 

La région de la Mer Noire est réputée pour sa végétation, sa nature, ses paysages où se décline toute la palette du vert.

 

C’est un régal pour les yeux, pour les amateurs de tranquillité, loin de la foule, plus authentique. On recharge les batteries, on profite de la sérénité qui se dégage.

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                                        Du vert le plus tendre au plus foncé


Que l’on emprunte la route qui longe la côte entre A
ğva et  Şile ou bien que l’on passe à l’intérieur des terres, ce sont plein de petits bonheurs qui vous attendent à chaque virage.

 

A Gökmaslı tout près d’Ağva, des chutes d’eau de près de 3 m de haut viennent s’écraser. Lors de mon récent passage, il avait tellement plu les jours et semaines précédents que les chutes … n’étaient plus visibles. Nous sommes tout de même restés un bon moment dans ce havre de paix pour déjeuner de délicieuses brochettes et de köfte préparés par les maîtres des lieux et pour écouter le chant des oiseaux, admirer la nature environnante.

 



 

    

Sur la route qui serpente au-dessus d’A
ğva, un autre petit lieu magique, Kılımlı Koyu, rochers aux formes déchiquetées qui ont fière allure.


 

                                                                Kılımlı Koyu



Et tous ces petits villages que l’on traverse où les maisons sont encore souvent de bois, l’habitation caractéristique de la région. Les roses sont ici omniprésentes, qu’elles soient blanches, rouges, roses, anciennes ou de composition plus récente, elles colorent de leur éclat les routes et les jardins pour notre plus grand bonheur.

 

 


                 

S’arrêter, respirer, échanger avec les fermiers ou les habitants, vivre tout simplement… ce sont tous ces petits riens dont on se souviendra longtemps.



par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Mercredi 28 mai 2008

 

Quand je pense à Şile où je suis retournée récemment, j’ai quatre images qui se confondent : le phare dans lequel vous êtes montés avec moi, le rocher tout à côté du port, ce dernier et .... ses glaces, gourmande que je suis.

 

Şile dont le nom d’origine est Origanos (jusqu’en 1925), est située sur la Mer Noire à environ 70 km au nord-est d’Üsküdar sur la rive asiatique d’Istanbul. L’existence de cette ville remonte au VIIème siècle av. J-C. Elle appartient successivement aux pirates, aux Byzantins et aux Génois avant que les Ottomans ne s’en emparent au XIVème siècle.


   


 

Sa population a été majoritairement grecque jusqu’au début du siècle dernier.

 

C’est à la fois un port de pêche, une station balnéaire qui offre de longues plages de sable, des pensions et hôtels en quantité conséquente.




                                         Dans le port


 



A côté du port, on aperçoit sur un rocher les restes du château, construction byzantine que les Génois se sont ensuite appropriés.



 

C’est une petite cité agréable où il fait bon se promener. Il y a de ci, de là, quelques jolies maisonnettes fleuries, d'autres à l'architecture agréable à l'oeil. On y fait aussi ses emplettes de  “Şile bezi”, vêtements de coton très fins et particulèrement agréables à la saison chaude. On y déguste un poisson sur une terrasse surplombant le port du haut du village ou le long de la jetée sur un des nombreux bateaux aménagés.



 

Mais Şile évoque aussi pour moi les meilleures glaces que je connaisse à Istanbul, celles de Roma Dondurmacı dans la rue principale. Un artisan-glacier comme je les aime, de la glace à la figue à damner un saint et bien d’autres parfums, un chocolat particulièrement “racé”, certains connus, d’autres tels que la noix, la chataîgne, la banane et j’en passe, le tout trempé dans une sauce au chocolat puis parsemé d’éclats de pistaches, de quoi se régaler ! Afiyet olsun !



 

Roma Dondurmacı

Üsküdar Caddesi n° 39 – Şile (0216) 711 23 55


par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Samedi 19 avril 2008

Quand vous lirez ces quelques lignes, j'aurai déjà survolé Istanbul après avoir vu ces images du ciel !

Bon week-end à tous et à toutes et rendez-vous d'ici jeudi prochain sur le blog !!!



     
       La mer de Marmara, la corne d'Or et le Bosphore

               Le détroit du Bosphore    

                                       



                                         Les deux ponts qui enjambent le Bosphore



                                            Au-dessus des nuages, toujours plus haut
par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Mercredi 16 avril 2008

Située dans la province d’Istanbul sur la rive asiatique au bord de la Mer Noire, à environ 120 km d’Üsküdar, se trouve la petite ville d’Ağva à l’est de Şile.


                   
 

                                             

C’est l’endroit idéal pour passer un week-end en amoureux ou s’y reposer quelques jours en famille. Un petit air de campagne, une végétation florissante, tout ici sent bon la nature !



            



Deux rivières qui portent le nom de Göksu et Yeşilçay s’
y jettent dans la mer. On peut y faire des promenades en barques ou sur de petits bateaux après un bon repas de poissons.


    
 
                            


           C'est on ne peut plus reposant !     

Aux environs il y a également des chutes d’eau et des grottes qui n’attendent que votre visite. Pour occuper vos journées, hormis la visite des alentours, vous pouvez passer du temps à photographier, à pêcher, louer un vélo ou vous baigner. A 500 m environ du centre-ville s’étend une longue plage de sable. Attention, toutefois la baignade y est bien plus fraîche qu’en Méditerranée et les vagues peuvent parfois se montrer dangereuses.
 

    
                                      

      Attention aux vagues !


De la pension de famille toute simple à la ribambelle de petits hôtels et motels situés pour la plupart le long des rivières, les hébergements ne manquent pas. Il y en a pour toutes les bourses et pour tous les goûts.

Ceux situés sur les rives des cours d’eau invitent véritablement à la détente avec leurs hamacs et leurs jardins. Ce sont pour la plupart de petites structures à taille humaine pour profiter pleinement du site. Petits chalets de bois, intérieurs chauds et douillets, c’est un réel plaisir.

 

          

                                                         Cela vous tente ?



Un site, malheureusement seulement en turc,  recense toutes les possibilités de villégiature sur place : http://www.agvanet.com/

    
       
  
                     
 
 
  
par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Dimanche 13 avril 2008

Hormis les véhicules des services administratifs, toute voiture étant interdite de séjour sur les îles aux Princes, ce sont les chevaux qui officient.

         

                     On les connaît plutôt attelés à une calèche pour se promener sur les îles


                                      


Des boissons à la lessive, du ciment à la paille, rien ne les arrête.



          

Ils sont polyvalents et servent tant au transport de personnes que des biens les plus divers.




                                                       


                                        


                    


On en voit aussi qui profitent de la vie tout simplement, se taillent une p'tite bavette entre copains, s'occupent de leurs rejetons ou... vont faire un tour en ville !


        Entre copains   

                             En famille

                        Dans les rues de Büyükada    
par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Mercredi 9 avril 2008

 

Après avoir traversé le vieux Sultanahmet et ses ruelles étroites où les hôtels côtoient de vieilles maisons de bois souvent très délabrées, en descendant vers le quartier de Kadırga, se trouve un petit trésor.

 

Il s’agit de l’ancienne église byzantine Saint-Pierre-et-Saint-Bacchus, dénommée à présent Küçük Aya Sofya Camii, autrement dit mosquée Petite Sainte-Sophie.

               

 

Elle présente certaines similitudes avec l’un des monuments les plus représentatifs d’Istanbul tout en ayant un charme et une richesse qui lui sont propres.

 

C’est Justinien, le célèbre empereur, qui donne l’ordre de construire en 527 cet édifice. Durant près de 1000 ans, ce bâtiment reste un lieu de culte chrétien. Il est transformé en mosquée au tout début du XVIème siècle.


              


Le plan de l’église est original. La coupole est divisée en 16 sections. Huit piliers s’élèvent du sol dans l’intervalle desquels ont pris place des paires de colonnes en marbres de différentes couleurs.

      
  

 

Des couloirs de chapiteaux finement sculptés courent tout autour et donnent un raffinement tout particulier à l’ensemble. Sur la frise sont gravés douze hexamètres grecs à la gloire de Justinien, de Théodora et de Saint-Serge.


         


Küçük Aya Sofya Camii a fait l’objet ces dernières années d’une restauration particulièrement réussie. La lumière et la clarté des lieux permettent d’apprécier la beauté du lieu.

 

            

            
        Anciens fonds baptismaux de l'église


Le petit jardin qui fait partie du site est très agréable également. Il est entouré de petites pièces dans lesquelles des ateliers d’art proposent leur production.

 

Attenant à la mosquée, un petit cimetière musulman devant le türbe dans lequel repose le chef des eunuques noirs du sultan Beyazıt II, Hüseyin Ağa, qui est à l’origine de la transformation de l’église en mosquée.


          


Tant le jardin que la cour avec les nombreux bancs invitent au repos après la visite.

  
par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Mardi 25 mars 2008

On est mardi et le mardi que se passe-t-il ? A Kadiköy, sur la rive asiatique d’Istanbul, se tient le plus grand marché de la ville tout près du stade de Fenerbahçe, célèbre équipe de foot locale.

 

La météo s’annonce pluvieuse mais c’est parti tout de même et qui vivra verra !

 

Une traversée en « vapur », le bateau local, une petite dizaine de mn de marche et me voilà arrivée … en même temps que la pluie d’ailleurs.

 

Si vous voulez vous refaire votre stock de chaussettes, de sous-vêtements, de tee-shirts, de pyjamas, de chaussures... bref de votre garde-robe complète, vous êtes à la bonne adresse !


          Photo-705---chaussettes.jpg       Photo-709--sous-v-tements.jpg
      
Les chaussettes ne sont pas suspendues pour sécher, mais pour être présentées. Quant aux petites culottes, c'est toujours un homme qui vous aidera dans votre choix pour trouver la taille adéquate !!!


      Photo-720---pyjamas-copie-1.jpg Des pyjamas de toutes les couleurs !
 
                  Des tee shirt discrets !    Photo-721---tee-shirt.jpg  
 
       Photo-739---b-b-.jpg   Tout ce qu'il faut pour habiller bébé           

                             Photo-746---chaussures.jpg    
                  La chaussure à vos pieds...enfin quand elle sera descendue de son étendoir !

                Photo-733---sous-v-tements-plus-coquins.jpg  Lingerie pour les soirées coquines...

Mais ce n’est pas tout, vous y trouverez tout ce qu’il faut pour la maison, vaisselle, linge de lit, de table, rideaux, même... les  couteaux magiques qui font de vos légumes des oeuvres d'art !


                                  Photo-718---couteau-magique.jpg 

 
Un p’tit besoin d’accessoire, pas de souci, c’est toujours là ! Maquillage, tout le nécessaire pour accrocher vos cheveux, montres, sacs et j’en passe, c’est encore là que vous trouverez votre bonheur à tout petit prix.


                            Photo-728---accessoires-cheveux.jpg
                           Des fausses mèches aux barrettes en tous genres
 

Et bien entendu, vous vous dites que le frigo est vide. Il suffit d’aller vers le fond du marché pour faire le plein de fruits, de légumes, de fromages, d’olives, de fruits secs, d’épices, de poissons.

  
     Photo-751---artichaut.jpg  Des coeurs d'artichaut prêts à l'emploi

                     ou bien d'autres joliment présentés ...

                           Photo-764---joli-artichaut.jpg

      Photo-776---l-gumes.jpg Ils sont beaux mes poireaux, elles sont belles mes carottes et mes salades, je ne parle même pas de mes choux...

                               Photo-780---salades.jpg

                    Certains font vraiment des efforts pour vous donner envie d'acheter même le légume que vous détestez le plus !

                             
                                            Photo-791---grenades.jpg 
                               A consommer en grains, en jus... mais pas lacrymogène...

Non seulement vous aurez l’embarras du choix, votre porte-monnaie ne sera pas vide au retour et vous vous souviendrez de l’agréable moment passé avec les différents chalands qui vous accueilleront tous avec le sourire et vous réserveront le meilleur service.

          Photo-760---patates---oignons.jpg

                               Toujours avec le sourire ... quand ce n'est avec la franche rigolade !
 
                                                  Photo-790---fruits.jpg

par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Lundi 17 mars 2008

Nous sommes en 1521 et aujourd'hui j'ai un rendez-vous qui va changer le cours de ma vie malgré mes 17 ans à peine !

Je m'appelle Aleksandra Lisowska et mon père était pope en Ruthénie près de la frontière russe. J'ai été prisonnière de guerre durant la campagne de Crimée sous le règne du sultan Selim 1er. J'ai été vendue comme esclave à Makbul Ibrahim Pacha qui m'a donné une solide éducation.

J'ai ensuite été offerte en cadeau à la reine-mère, la sultane Hafsa à qui mes bonnes manières et ma grâce ont beaucoup plu. C'est elle qui m'a envoyé au harem de son fils Soliman le Magnifique après m'avoir donné le nom de "Hürrem", ce qui veut dire "joyeuse".

                                         Photo-494---Roxelane.jpg

Pour l'instant, je ne suis qu'une modeste esclave mais je compte bien faire le nécessaire afin que le sultan me remarque !

                               IMGP023---Entr-e-du-harem-de-Topkapi.JPG
                                        Entrée du harem au palais de Topkapı

J'ai revêtu mes plus beaux atours et je me retrouve alignée à côté d'autres prétendantes. Contrairement aux autres qui gardent les yeux baissés lorsque le sultan commence à passer devant elles, je garde la tête haute et le regarde sans broncher. Mon regard malicieux, mon nez retroussé, mon teint clair et mes seins lourds ont semble-t-il fait craquer le souverain car c'est moi qu'il choisit. 

           Première cour du harem   IMGP026---Harem-de-Topkapi.JPG

Ce soir, on me lave et on me parfume. Je ne dois pas rater la chance de ma vie ! Je déploie toutes mes prouesses cette nuit pour contenter le sultan. Au matin, le nombre et la qualité des cadeaux qui me sont offerts par lui laissent croire qu'il est plus que satisfait. Je deviens rapidement sa favorite et je le revois de plus en plus souvent.

              IMGP038---Hammam-du-harem-de-Topkapi.JPG      IMGP041---Hammam-du-harem-de-Topkapi.JPG
                                Marbre et robinets en or dans le hammam du harem
                                      
Je tombe enceinte rapidement et après avoir donné naissance à mon premier fils Mehmet, j'ai voulu quitter le harem mais Soliman le Magnifique, contrairement aux traditions, a souhaité m'épouser et je devins la seconde épouse du célèbre sultan. Je donnerai trois autres fils à ma Majesté : Selim, Beyazıt et Cihangir. Le malheur s'est abattu sur Mehmet qui meurt très jeune de mort naturelle et Cihangir qui souffre d'épilepsie.

                                  IMGP034---Peintures-murales.JPG
                                         Peintures murales dans un salon du harem

Je suis tellement rusée que j'arrive à faire exiler sa première femme, la sultane Mahidevran avec qui je me suis battue ; j'ai exagéré la teneur de mes blessures et ai réussi à convaincre mon bien-aimé époux que cette autre épouse, à l'origine de mes plaies.

                                      IMGP035---Salon.JPG
                      Murs revêtus de faïences d'Iznik, plafonds dorés et portes en bois précieux

Je profite bien du grand amour que me porte le sultan et je passe pour capricieuse et habile pour arriver à mes fins. Je fais le ménage autour de moi en organisant le meurtre d'Ibrahim Pacha, ami de mon cher Soliman qui l'a nommé premier vizir. C'est mon propre mari, convaincu de ma bonne foi, qui a ordonné que celui-ci soit étranglé par un gardien sourd-muet  après un copieux festin au palais de Topkapı.  
                                          
        IMGP031--Harem-de-Topkapi.JPG       IMGP045---Le-salon-imp-rial.JPG
           Chaque pièce est un oeuvre d'art                 Le salon impérial construit en 1585

Je me suis ensuite occupée de Mustafa, le prince-héritier ! Mon sultan adoré, avec beaucoup de remords et de regrets, le fera condamner à mort et  étrangler...

Après ces épisodes tragiques, je me suis quelque peu assagie pendant que mon mari s'adonne de plus en plus à la religion, avec son chagrin pour nouveau compagnon. A présent que je me suis débarrassée de tous ceux et celles qui me faisaient de l'ombre, je m'occupe de fondations pieuses.

    IMGP054---LA-SALLE-AUX-FRUITS.JPG      IMGP055---salle-aux-fruits.JPG
La salle aux fruits date de 1705 ; salon privé d'Ahmet III, les murs plaqués de bois de laque sont revêtus de peintures murales disposées en panneaux présentant des fruits et des fleurs en assiettes, en pots ou en bouquets.


Je quitte ce monde le 17 avril 1558 à l'âge de 54 ans. Lorsque mon sultan meurt à son tour en 1566, nous nous retrouvons tous près l'un de l'autre, chacun dans notre mausolée juste à côté de la mosquée qui porte son nom sur une des 7 collines d'Istanbul.

J’ai vécu une bonne partie de ma vie dans le harem du palais de Topkapı et je voulais profiter pour vous raconter un tant soit peu ma vie et vous faire découvrir mon univers quotidien qui occupe une superficie de 15000 m2 et environ 400 pièces, juste pour le harem.

                         Photo-084---la-cour-des-favorites.jpg

Je n’ai pas connu toutes les pièces car les sultans successifs ont chacun fait aménager selon leurs envies.
par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Dimanche 24 février 2008

Yeniköy, autrement dit le "nouveau village" est un coin que j'aime bien. En ce beau dimanche ensoleillé, c'est d'abord mon estomac qui a souhaité y faire un tour.

Le Takanik balık lokantası, c'est le point de chute habituel lors de nos balades à Yeniköy. Situé en plein centre, à l'angle de la petite route qui mène à l'embarcadère le long du Bosphore, ce petit restaurant est apprécié tant par les gens qui travaillent en semaine aux alentours que le week-end par les familles.

Il y a 20 ans le Takanik était en fait un petit bateau de pêche amarré à quai où l'on pouvait déjà déguster du poisson. Cela fait seulement 6 ou 7 ans qu'il est à son emplacement actuel transféré en restaurant traditionnel.

Sa soupe de poissons est délicieuse et ses poissons grillés sont excellents. Mais aujourd'hui, j'ai voulu goûter un mets qui m'a fait lorgner un jour dans l'assiette d'une table voisine, le "güveç levrek kavurması", du bar grillé mais cuit au four en morceaux avec des champignons, des tomates, des oignons et du poivron dans le récipient en terre cuite qui porte le nom de güveç. Un vrai délice que je vous recommande vivement !

      

  

   

                                                 undefined

      Takanık balık lokantası  - Yeniköy iskele sokak N° 3
      Tel (0212) 288 72 33
      Ouvert ts les jours de 10 h à 22 h

Une des peintures murales à l'intérieur est intéressante. Elle représente les arêtes d'un poisson sur lequel sont édifiés une mosquée, une synagogue et une église (il y en a deux en fait). En effet, des confessions différentes se retrouvent ici. Ce sont de nouveaux habitants de Roumanie qui ont peuplé le village au XVIIème siècle. A l'époque, Yeniköy s'appelait GeniNeohorion (nouveau village en grec) et son nom se vit devenir Geniköy  (village de Geni).

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     La minuscule synagogue entre deux immeubles        La porte de l'église grecque Saint-Georges

C'est également un village qui m'a attiré quelques ennuis  le 16 janvier 2004 pour être précise. Ce jour-là, armée de mon appareil photo, je mettais les pieds la première fois à Yeniköy bien décidée à faire plus ample connaissance avec la face terrestre. Je me souvenais que lors de mes ballades en bateau sur le Bosphore, à cette hauteur-là, les yalı étaient de toute beauté. 

  IMGP0790-----hauteur-de-Yenik-y.JPG   Côté Bosphore !

                                               IMGP0791---brochette-de-yali-de-Yenik-y.JPG
  
A la sortie du village en direction de Sariyer, après avoir déjeuné sur un tekne tel que le Takanik à ses débuts, je suis intriguée par une bâtisse à l'architecture intéressante. Je prends du recul et prends quelques clichés. C'est alors qu'un policier vient me demander si j'ai bien pris des photos ! Ben oui, pourquoi ???? Pas de chance, c'est en fait le siège du Consulat d'Autriche et le lieu de villégiature du Consul. Après la vague d'attentats de novembre 2003, tous les bâtiments publics en particuliers ceux abritant les ambassades et consulats étaient devenus des forteresses ... qu'il était interdit de photographier.

Me voilà donc emmenée à la sécurité des lieux. Le Vice-Consul, averti qu'une intruse étrangère de plus venait de tranquillement prendre des clichés et ne pouvait présenter aucun papier d'identité, ni passeport, ni carte de séjour (que j'avais gentiment laissés à la maison), si ce n'est sa carte de bibliothèque de l'institut culturel français à Istanbul !!! Sa secrétaire particulière est venue me demander de remplir un formulaire avec mes coordonnées et des explications quant à mon intérêt pour la bâtisse. Heureusement, mon allemand m'a bien aidé ce jour-là et elle a compris immédiatement que je ne cherchais nullement à nuire à quiconque !

                  undefined L'objet du délit !

Pour me faire patienter, le temps que le Vice-Consul prenne connaissance de tout cela et m'autorise à nouveau à quitter les lieux, les services de sécurité m'ont gentiment offert plusieurs thés, ramené des journaux et donné quelques explications sur ce lieu historique qui est en fait une ancienne école autrichienne.

Au bout de 45 mn, j'ai pu repartir ... après que la secrétaire ait souhaité voir les photos prises, si elles étaient au moins réussies... et sans m'obliger à les effacer, ce que j'avais immédiatement proposé si nécessaire.

Vous comprendrez que j'ai donc un attachement particulier pour ce village du Bosphore situé sur la rive européenne juste après Istinye.

Toujours est-il que les yalı, tapis derrière de hauts murs et des arbres bien fournis, ou en hauteur, sont superbes. 

             IMGP1199---A-Yenik-y.JPG      

                       IMGP1200---A-Yenik-y.JPG   Faites votre choix !

Bon, si vous ne voyez pas de nouvelles publications dans les jours à venir, c'est que le Consulat d'Autriche m'aura contactée !

par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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Jeudi 7 février 2008


D'ici quelques semaines, le printemps sera de retour même si durant certains des derniers jours, on aurait déjà pu s'y croire.

Et là, sans hésiter, j'irai sur les iles aux Princes y faire le plein d'énergie. Cet archipel composé de 9 iles dont 5 seulement sont habitées, est situé à une vingtaine de kilomètres au large d'Istanbul.

Les véhicules, hormis ceux de la municipalité y sont bannis. On s'y ballade en calèches,  à vélo ou  à pieds. 

En accostant
à l'embarcadère après avoir effectué la traversée en bateau (vapur) ou avec l'"autobus de mer" (deniz otobüsü), on se sent de suite happé par la sérénité des lieux.

                      

Il sufffit de monter vers la place centrale et de suivre l'odeur des chevaux pour trouver le point de départ des cal
èches.

                                                


La promenade qui s'impose si vous venez la premi
ère fois est la montée au monastère grec orthodoxe Saint-Georges (Aya Yorgi).

Mais pour y parvenir, vous allez tout d'abord prendre la route principale bordée de part et d'autre de somptueuses villas, puis traverser les emplacements boisés de pins où les familles viennent piquer-niquer ou faire la sieste avant d'arriver à l'emplacement nommé Lunapark. 

         

             

  

         

Une vingtaine de minutes
à pieds (ou à dos d'âne) vous seront nécessaires pour grimper la pente bien raide qui mène là-haut. Sur le chemin, votre regard sera surpris par des drôles de papiers ou de mouchoirs accrochés aux branches des arbustes, ce sont des arbres à voeux. Vous pouvez toujours essayer d'y tenter votre chance également si vous y croyez un tant soit peu.

Apr
ès avoir repris votre souffle, vous aurez peut-être d'abord envie de vous rassasier. Quelques bons börek au fromage et une salade de haricots blancs suivis d'une délicieuse brochette de viande, le tout arrosé par le breuvage de votre choix, vous ne profiterez que mieux de la beauté du site. 

Le paysage qui s'offre
à vos yeux est reposant. L'ile de Heybeliada toute proche d'un côté, la rive asiatique au loin dans la brume, les autres ilôts, une végétation luxuriante, le décor est planté.

          

 

Un petit tour au monast
ère  s'impose. La première vision que vous en aurez eu après la rude montée n'est pas la plus aguichante. Après avoir vu l'arrière et l'intérieur, votre avis aura sans doute changé.

         



Si vous voulez avoir une idée de ce que sont les fêtes religieuses orthodoxes, venez à Pâques et vous verrez les cochons de lait griller sur de robustes broches, la musique qui vous donnera l'impression d'avoir fait la traversée en Grèce et certains hommes qui vous surprendront en entamant une petite danse.

Un week-end en amoureux est aussi une bonne idée pour profiter pleinement du charme de cette ile. Quelques pensions mais également des hôtels à l'architecture coloniale pour les bourses un peu plus remplies sont de bonnes alternatives.

par Nat publié dans : Découverte d'Istanbul communauté : Istanbul
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