Mercredi 21 mai 2008


C'est en l'an de grâce 1964 que la chanson "Nathalie" de Gilbert Bécaud était une des plus grands succès de l'année. C'est à cause de lui ou grâce à lui que je porte ce prénom ... comme beaucoup d'autres bébés nés cette année-là !

C'est aussi depuis 1964 que la Turquie est liée à la Communauté Economique Européenne par un traité d'association.

Et c'est également un certain 21 mai 1964 qu'est née ... celle qui vous fait connaître Istanbul et la Turquie avec son regard, son stylo (ou plutôt son clavier d'ordinateur) et son appareil photo.

Qui aurait pu croire qu'un jour je serai ici ???

La vie réserve des surprises, des choix, des virages à négocier, comme en Formule 1...

                     

Pas de regrets si ce n'est la distance qui me sépare des personnes qui me sont très chères, heureusement qu'il y a internet, Skype, MSN,...

Mais comme disait La Rochefoucauld, "L'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu."

Votre amitié, votre présence, nos contacts, nos échanges sont des ingrédients d'une cuisine très digeste et qui me "nourrissent" au quotidien ; ces petits piments me donnent envie de continuer sur cette voie qui a sans doute toujours été la mienne, non exploitée et que je commence à peine.

      

 

par Nat publié dans : Vie quotidienne communauté : Istanbul
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Mercredi 30 avril 2008


Deux heures de bonheur passées hier en fin d'après-midi avec Armelle et Vivian, deux jeunes français pleins de vie, attachants, enjoués.

Ils sont arrivés à Istanbul dimanche en provenance de Téhéran en Iran par le train après un périple qui les aura conduit, entre autres, depuis juillet 2007 en Mongolie, en Sibérie, au Tibet, en Chine, en Inde, trois semaines en Iran, toujours à la rencontre des peuples, de Haute-Asie et d’Asie centrale, du Moyen-Orient.

Je voulais juste leur rendre un petit hommage bien mérité car leur projet est particulièrement intéressant.

Ces deux heures passées ensemble ont été riches d'échanges, de joie intense. Armelle et Vivian ont les yeux rieurs et remplis de bonheur à chacune de leur découverte. Ils vivent leur expérience intensément, tout comme je le fais à ma façon.


      


Je reste toujours admirative devant la passion que des êtres humains peuvent avoir, quelle qu'elle soit. On donne ainsi un sens à sa vie et lorsqu'arrive la fin, au moins on peut dire qu'on a VECU !

MERCI Armelle et Vivian pour cette très agréable rencontre, bon séjour en Turquie et au plaisir d'avoir régulièrement de vos nouvelles.

Pour en savoir plus sur leur projet et leur périple, n'hésitez pas à consulter leur blog
http://instinctnomade.canalblog.com/

par Nat publié dans : Vie quotidienne communauté : Turquie
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Lundi 7 avril 2008


Lorsque j'ai découvert Cihangir, j'ai immédiatement su que c'était dans ce quartier-là que je souhaitais vivre, à la fois très calme, à deux pas de la cohue de Taksim et tout près de la bouillonnante Istiklal Caddesi.

Proche du métro, des bus qui partent tant en Asie que dans les quartiers les plus éloignés du centre sur la rive européenne, près du tramway (qui ne venait pas encore aussi près lorsque je suis arrivée ici il y a presque 5 ans) et des embarcadères, le quartier est pratique pour circuler.

Cihangir a tout pour séduire. Un parc très accueillant, agréablement aménagé et d'où la vue tant sur les magnifiques immeubles environnants que sur le Bosphore tout proche m'a de suite plu.

        

                       Une partie de la vue qui se dégage lorsqu'on est dans le parc de Cihangir


Cihangir est connu pour être un des quartiers où la gente féline est particulièrement représentée.Ses arbres, ses petits coins de verdure lui donnent  un cachet particulier des plus agréables.

                    
                                 Ambiance végétale dans ma rue aux beaux jours

Les escaliers de Cihangir sont tout aussi célèbres et on les maudit après les avoir gravis sous un soleil de plomb ou les bras chargés d'emplettes.

                               Admirer en reprenant son souffle !


Pas besoin d'aller loin pour faire ses courses, il y a tout à portée de main, tant l'épicier du coin, 3 d'ailleurs rien que dans ma rue. Les cafés où il fait bon se détendre, les restaurants de toutes sortes, les commerces les plus divers ont pignon sur rue.

On y trouve aussi de vieilles demeures en bois comme je les aime et d'autres joliment restaurées.

                       
                   Jolie maison de bois                                  Une autre récemment restaurée

De nombreux étrangers ne s'y sont pas trompés et ont choisi comme moi ce quartier où il fait bon vivre. 

 

par Nat publié dans : Vie quotidienne communauté : Istanbul
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Jeudi 27 mars 2008

Samedi dernier s’est déroulé le 8ème et dernier cours photo auquel j’ai assisté, dispensé par notre maître, Muammer Yanmaz.

 

Tombé dans la photo à l’âge de 16 ans, peu enclin aux études, il décide de devenir photographe et de ne gagner sa vie que par la photo.

 

Caractère bien trempé, très communicatif, débordant d’énergie, à l’humour bien acerbe, Muammer est avant tout, à mes yeux, un portraitiste même s’il est passé par les photos sportives et celles destinées à la publicité. 

          Photo-695---Muammer.jpg             Photo-225--Muammer-copy.jpg
 

Chacune de ces photos relate une histoire, un moment de vie.

 

Ses tiroirs regorgent de projets, entre autres 40 stations de métro à Londres et New York après celles de Paris pour lesquelles 40 artistes ont été impliqués.

 

40 accouchements également à l’hôpital américain d’Istanbul dont une trentaine déjà réalisés. Ces enfants seront suivis et à certains âges, repris en photo …

 

Au cours de ce stage passé en sa compagnie, j’ai appris bien des choses … et pas toujours tout compris pour autant, les cours dispensés en turc et le débit rapide.



                              Photo-288---les-Haramiler-en-sortie-copy.jpg

Il s’est d’ailleurs bien permis un jour de m’autoriser à dire une expression bien typique quand je n’avais rien compris fransız kaldım” ! Franche rigolade générale !

 

D’entrée de jeu, certaines prises de vue ont été interdites comme les enfants, les chats, les marchands de rue, les personnes âgées. C’est bien autre chose qu’il attendait de nous pour nous obliger à aller au-delà de nos habitudes, avoir une vision différente des gens à photographier, un vrai travail sur soi-même, une curiosité exacerbée et une imagination à travailler.

 

Beaucoup de plaisir, un groupe très uni et super sympathique dans lequel s’intégrer n’a posé aucun problème, bien au contraire.

 

En fin de stage, nous avons eu notre diplôme de “harami” ! Nous faisons partie à présent du cercle des 40 voleurs (qui sont en fait plus près de 400 à l’heure actuelle) qui entourent Muammer, notre Ali Baba...


        24-donem.JPG     
Haramiyim-2.JPG


Les échanges ne sont pas terminés pour autant, nous restons en contact grâce au groupe constitué sur internet, tant le nôtre que la famille au complet car c’est en une. Au programme, des partages de photos, des critiques, des sorties, encore de bons moments en perspective !

 

Ali Baba ve 40 haramiler, çok çok memnun oldum !

par Nat publié dans : Vie quotidienne communauté : Istanbul
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Mercredi 5 mars 2008
Interview publiée dans le journal "Aujourd'hui la Turquie" du mois de mars 2008

Il a grandi dans un milieu modeste dont la bonne éducation était la priorité de ses parents. À l’âge de 17 ans, il décide de monter à Paris avec son C.A.P. de coiffure en poche. Son rêve fût de travailler pour le meilleur coiffeur de l’époque, Alexandre. C’est dans un salon du IXème arrondissement qu’il commença sa vie professionnelle. 

Quelques années plus tard, il fut engagé par la Société Défossé, avenue Matignon. La direction du salon le mit alors en contact avec la grande maison de haute couture Coco Chanel qui l’engageât afin de coiffer ses mannequins pour 4 collections.
   

A 30 ans, son rêve se réalisa. Il fût engagé par Alexandre dont il devient le premier coiffeur puis son directeur artistique. Après une dizaine d’années de collaboration avec le maître, il décidât de reprendre sa liberté. Il travailla pour le théâtre d’art et d’essai puis pour apprendre à vivre avec d’autres cultures et d’autres savoir-faire, il partit en direction de New York puis de Rome.
   

                                                 Photo-298---Serge-Mantelet.jpg

Serge Mantelet, par son travail et ses recherches, a eu la chance de voir passer entre ses mains de nombreuses têtes célèbres telles que Madame Bernadette Chirac, Michèle Morgan, Romy Schneider, Peter Ustinov et bien d’autres.
  
 
Il partage à présent son temps entre Paris et Istanbul où il réside. 

                                     
A quand remonte votre premier contact avec la Turquie ?  

Sur mon chemin de recherche personnelle, j’ai fait la rencontre en 1980 d’une femme de nationalité turque. Nous nous sommes liés d’amitié puis un jour elle m’invita en Turquie pour satisfaire ma curiosité. Je fus immédiatement fasciné par la beauté de ce pays et la gentillesse des Turcs toujours intéressés par la découverte de ce qui est étranger à leur culture.
  

Deux mois après cette première expérience, j’eus la chance de faire un voyage en goulette sur la Mer Egée. Ce « tour bleu » fut pour moi un des chocs que la beauté de la nature a pu m’offrir, entre autres la propreté de l’eau où l’on peut percevoir le fond, ce qui n’est plus le cas en Méditerranée, devenue la côte du tourisme industriel.
 
Depuis quand résidez-vous à Istanbul et pourquoi ?  

En 1983, j’étais arrivé à un autre tournant important de ma vie où j’avais un désir profond de vivre d’autres expériences pour grandir émotionnellement. Le choix s’est imposé de lui-même.
  

Les Turcs ont un cœur d’enfant, s’émerveillent et s’étonnent. La curiosité ne leur manque pas mais comme les enfants, ils manquent d’organisation.
  

Dès mon arrivée, j’ai pu voir et je peux voir encore toutes les sollicitations que l’étranger a pu amener. Elles ne sont, en grande majorité, pas positives. Avec le temps, les Turcs pourront faire un tri. L’adaptation à la nouveauté exige de la patience pour trouver les nouvelles directions à prendre.
 

J’aime vivre ici. En Europe, les gens ne s’étonnent plus. Quand la vie ne nous étonne plus, nous perdons en amabilité. Et perdre son amabilité, c’est tronquer la partie la plus merveilleuse de soi.
  

Européen de naissance, je ne me suis jamais senti « agressé » ici par ma différence.
 
                                              Photo-307---Serge-Mantelet.jpg
 
 
Que pensez-vous des relations franco-turques ? 

Je ne pense pas que les relations franco-turques et européennes soient aussi négatives que le laisse paraître les médias.
 

Les politiques, les journalistes qui ont un jugement négatif au sujet de ce pays, devraient faire un long séjour en Turquie pour en découvrir les mœurs et coutumes.
 

Comment peut-on parler de choses sans en avoir vécu l’expérience ?
Cela m’a toujours laissé perplexe. Aller voir avant d’émettre des pensées négatives sur telles ou telles attitudes d’humains vivant sur cette planète n’est pas sérieux.
 
Quels sont vos projets en Turquie ? 

Je suis heureux de vivre en Turquie et continue à y vivre. J’ai un projet de livre sur le travail manuel, le mettre en valeur en racontant l’histoire d’un coiffeur qui a anobli ce métier. Ce personnage a eu une influence importante sur l’évolution des comportements et attitudes de ses contemporains.

                                    IMGP3637.JPG
 
Que souhaitez-vous pour la Turquie ? 

Que des écoles professionnelles soient ouvertes pour donner les structures de bases indispensables afin que la jeunesse turque soit en compétitivité avec ses pays voisins. Les nouvelles générations composent la très grande majorité de ce pays. Les idées nouvelles ne leur manquent pas. 

Mustafa Kemal Atatürk avait compris il y a longtemps que l’enseignement libère l’humain de sa condition enfantine. Bonne chance au peuple turc.
 
 
par Nat publié dans : Vie quotidienne communauté : Turquie
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Mercredi 27 février 2008

Aujourd'hui, c'est un coup de gueule que j'ai envie de donner !

Pourquoi est-ce devenue une manie à Istanbul de détruire des marchés permanents au profit d'espaces publics sans âmes ?

Je suis vraiment attristée car en peu de temps j'ai vu disparaître 3 marchés en dur que j'appréciais tout particulièrement.

Le marché aux poissons de Sariyer situé au bord du Bosphore a été rasé il y a bientôt 2 ans. Il a été remplacé par une place insipide.

Je l'aimais bien cet endroit. On y trouvait des marchandises de qualité, les stands étaient particulièrement bien tenus, décorés parfois en donnant ainsi une ambiance spécifique.

           undefined   IMGP0809---March--aux-poissons-de-Sariyer.JPG  

                     IMGP0810---March--aux-poissons-de-Sariyer.JPG

A l'automne dernier, le "halk pazarı" de Beşiktaş situé en face de l'embarcadère a disparu lui aussi de même que tous les petits commerces alentours. Le parc de la République a vu le jour à sa place, un peu de verdure, quelques bancs... Atatürk, dont la statue trône sur la haute colonne qui s'élève là depuis longtemps, doit se retourner dans sa tombe. L'ensemble faisait partie du paysage de ce quartier, quelle déception !

                             Photo-845---parc-de-la-R-publique---Besiktas.jpg 

La semaine dernière, je suis allée près de Fatih. Avant l'aqueduc de Valens sur la droite de la grande avenue qui va de la Corne d'Or à Aksaray, je voulais montrer un marché permanent très typique et populaire du quartier occupé par des anatoliens de la région de Siirt essentiellement. La viande, le miel, le fromage y étaient à l'honneur.

Surprise de taille, le coin est défoncé et envahi par les pelles mécaniques et autres engins du même acabit. Encore un marché en moins !!! Les commerçants du coin m'ont dit que cela faisait deux ou trois semaines que tout avait été démoli et ... qu'un espace vert allait y voir le jour.

    Photo-805---emplacement-de-l-ancien-marche-permanent.jpg    Photo-806.jpg

                  Photo-807.jpg

Où cela s'arrêtera-t-il ? C'est un peu de l'âme d'Istanbul qui s'en va ainsi. Je vais aller faire un tour très prochainement à la mairie pour demander des explications plus précises sur le pourquoi et le comment de ces décisions.

Ce n'est pas parce qu'il y a plus de 350 marchés en tous genres dans la ville qu'il faut en supprimer...

par Nat publié dans : Vie quotidienne communauté : Istanbul
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Vendredi 18 janvier 2008

Au hasard de mes escapades, combien de rencontres autour d'un thé, dans la rue, petits moments de bonheur simples mais combien heureux !

Photo-02---dans-un-caf---de-village.jpg     Photo-44------Assos.jpg
    Dans un petit café de village près de Şarköy                        A Assos, toujours dans un café

J'ai beaucoup de tendresse pour les anciens, des visages ridés, marqués par le temps et la vie et dont les souvenirs sont un livre du passé.

          IMGP0895---Papi-dans-la-lokanta-de-Balat.JPG        IMGP4480---mamie----B--y--kada.JPG
                Très sympathique papi à Balat                 Une adorable petite mamie à Büyükada

     
              IMGP4902---mamie-de-Cinarli.JPG            IMGP1004---Papi-de-Tepekoy.JPG     
 Devant sa maison de Cinarli sur l'ile de Marmara   Sacré personnage de Tepeköy sur l'ile de Gökçeada

                                      IMGP1174---Eva.JPG

                       Eva, une vieille dame avec qui j'ai passé des moments merveilleux...

par Nat publié dans : Vie quotidienne communauté : Turquie
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Mercredi 26 décembre 2007


Il y a plus de 15 millions d'habitants à Istanbul mais combien y a-t-il de chats ? Impossible de répondre, aucun recensement en la matière, mais ils sont omniprésents.



  


  

                  


                                    


                       

    
Ils envahissent tous les lieux, les capots des voitures, les escaliers, les espaces verts, les entrées de nombreux commerces.

               


                   


                    
                                                                     

                                 
 
Les amateurs de chats, comme moi, sont ravis ! Dans le quartier où j'habite, à Cihangir, la municipalité a même aménagé un "local à chats" dans l'enceinte d'un parking clos. Des bénévoles se chargent de nettoyer les lieux, nourrir les "kedi" (chats en turc), les faire soigner le cas échéant.

   
C'est d'ailleurs dans les escaliers situés à côté de ce fameux "HLM à chats" que j'ai rencontré Beyaz, la chatte qui est venue rejoindre le domicile en septembre 2006 pour mon plus grand bonheur... et le sien apparemment aussi.


     

                                                               


On rencontre aussi quelques chiens de rue mais pas tant que cela. Ils sont en général bien rondouillards, pas bruyants pour un sou et prennent le temps de vivre comme celui ci-dessous, en train de faire bronzette au pied de la tour de Galata !
 
           

Et quand on s'entend comme chien et chat turcs, voici le résultat !

                

                                                                                                 

par Nat publié dans : Vie quotidienne communauté : Istanbul
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